Menu Contenu
Faites un don

Publicité

EPER banniere noel 2011
E-mail
Bible ouverte
Lire aujourd’hui les Pères de l’Eglise Version imprimable Suggérer par mail
27-08-2007

Les chrétiens d'autrefois posaient de bonnes questions. Et offraient des réponses

La meilleure intro

pere_eglise_hamman Irénée de Lyon disait déjà au IIe siècle: «Pour voir clair aujourd'hui, il faut interroger la tradition qui vient des apôtres.» Cette interrogation reste vraie pour les chrétiens du XXIe siècle, comme ce fut le cas tout au long de l'histoire de l'Eglise.

Ce petit guide ouvre aux lecteurs la meilleure introduction à l'enseignement et aux écrits des Pères des huit premiers siècles, parmi lesquels nous trouvons des théologiens, mystiques, moines, prêtres, évêques, laïcs et martyrs. Tous se sont voulus les fils des apôtres et ont cherché à être des interprètes de la Parole de Dieu soucieux de transmettre la foi, des maîtres spirituels et des moralistes avisés, des hommes proches des humbles. Même si la distance qui nous sépare d'eux est grande, elle n'est pas infranchissable. 

  • Adalbert-G. Hammann, «Pour lire les Pères de l'Eglise». Nouvelle édition revue et augmentée par Guillaume Bady, Cerf, 2007, 142 pp.

Le feu sacré

Le Commentaire des Psaumes de saint Augustin est à juste titre considéré comme l'un des exposés les plus beaux et les plus importants sur le Psautier de David que nous ayons reçu, et qui reste jusqu'à aujourd'hui une source d'inspiration unique à laquelle boivent tous les assoiffés de Dieu. Comme le dit le présentateur de cette nouvelle édition, celui qui entre dans cette cathédrale s'engage dans une «extraordinaire aventure spirituelle, biblique et poétique, dont il ne sortira pas tout à fait le même homme que celui qui y aura pénétré».

«Comme je prenais feu pour toi à leur contact», s'exclamait Augustin! C'est de ce même feu de l'émerveillement et de l'amour que nous sommes brûlés à la lecture de son commentaire.

  • Saint Augustin, «Discours sur les Psaumes I», Du psaume 1 au psaume 80, Cerf/Sagesses chrétiennes, 2007, 1590 pp.

Sur les hauteurs spirituelles

Vénéré comme docteur de l'Eglise en Orient comme en Occident, saint Grégoire de Naziance (330-390) prend place parmi les plus grandes figures de l'histoire de l'Eglise. Habité par le désir constant de ne vivre que dans la prière, la contemplation et la quête d'une expression parfaite de la doctrine chrétienne, Grégoire s'est retiré toujours davantage dans le silence et la solitude. Cette quête qui s'est muée en un souffle poétique puissant, a déterminé l'avenir de la théologie. C'est ce que Hilarion Alfeyev fait ressortir dans ce bel ouvrage, en mettant en relief la manière dont Grégoire a tenté de répondre à ce lent cheminement fait d'échecs pardonnés et de recommencements.

  • Hilarion Alfeyev, «Le chantre de la Lumière, Introduction à la spiritualité de saint Grégoire de Naziance», Cerf, 2007, 411 pp.

La défense du christianisme

L'intérêt de l'«Apologie pour les chrétiens» est qu'elle est la plus ancienne que nous ayons conservée. Ecrite vers 150 ap. J.-C, Justin y poursuit un double but. D'obtenir d'abord de l'empereur Antonin le Pieux la légalisation du christianisme jusqu'alors considéré comme religion illicite, et par conséquent aussi la fin des persécutions des chrétiens qui ne sont ni des athées ni des ennemis de l'Etat. De lui faire comprendre ensuite que la foi chrétienne, et elle seule, pourra combler la soif de vérité des païens. En témoignant du Christ, Justin montre comment Dieu s'est révélé aux Grecs tout comme chez les barbares. Ces pages si anciennes donnent l'impression d'avoir été écrites pour les hommes de notre temps.

  • Justin, «Apologie pour les chrétiens», Cerf/Sources chrétiennes, 507 pp.
  • Jean Borel