Les éditions
Septembre 2007
Agenda
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
- L'Octogone Théâtre de Pully : "Diplomatie"
18 février
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La colère de Céleste
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Le riche, ce nouveau dieu |
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| 28-08-2007 | |
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Il y a eu beaucoup de gens riches, cet été, dans la presse magazine. Juillet et août: mois où les hebdomadaires français, allemands et autres se mettent à la richologie. Cette science fait vendre il est vrai davantage que la pauvrologie, passée de mode.
«Spécial riches», «Les petits plaisirs des grandes fortunes» et compagnie: titres qui sont autant de bons placements. Et jeu auquel les milliardaires se prêtent volontiers, semble-t-il, à voir l'air ravi avec lequel ils étalent leur réussite. «Vous serez comme des dieux», disait le Serpent à Eve en l'incitant à manger avec Adam le fruit de l'arbre interdit. Les milliardaires sont les nouveaux dieux d'aujourd'hui.Ma foi, je sais bien que l'argent fait rêver et qu'il n'y a pas de mal à en avoir. Il y a même de la noblesse à créer des richesses. N'empêche, ce culte voué aux milliardaires me dépasse. Je n'arrive pas à entrer dans ce bal orchestré par les médias, l'économie et la publicité. Il heurte trop ce que la philosophie s'échine à enseigner depuis des millénaires. La sagesse, m'avait-on appris quand j'étais gosse, consiste à fuir les passions et à se contenter de peu. Ce qui doit être vrai puisque, chaque fois que je me suis conformé à ces principes, j'en ai été aussitôt récompensé par le bonheur. Or, à présent, il y a un complot contre le bonheur. On nous sert en guise de modèles des gens qui ont tout et on nous invite à suivre leur exemple pour satisfaire nos besoins - nombreux, paraît-il - ou nos passions. De là cette humanité surmenée, aujourd'hui, pressée de gagner toujours plus d'argent, donc de travailler davantage, et en quête permanente d'arrangements matériels. C'est ainsi que le corps, d'année en année, pèse un peu plus lourd.
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