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Spiritualité
La nourriture et le sacré Version imprimable Suggérer par mail
28-08-2007

Le nouveau calendrier interreligieux éclaire le rôle de l'alimentation dans les religions

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Offrande hindoue en Malaisie.

Photo : Calendrier Enbiro

 

Le nouveau calendrier interreligieux, édité par les Editions Enbiro, poursuit son exploration des religions. Il illustre les liens que les croyances tissent entre la nourriture et le sacré. A découvrir de septembre 2007 à décembre 2008, à l'aide de belles photos accompagnées d'explications.
Sans nourriture, pas de vie possible pour les humains. Sans pain ni repas à partager, pas de convivialité entre eux. Banquet, pique-nique canadien, fondue ou méchoui, le repas partagé demeure le plus sûr moyen de resserrer les liens et de marquer les étapes de la vie. C'est ainsi que de nombreuses fêtes, religieuses et laïques, sont associées à un repas festif. En liant le divin et l'humain, la nourriture revêt une portée sacrée, comparable à la prière, au chant ou à la danse.

Chrétiens

La sainte cène chez les protestants, ou l'eucharistie chez les catholiques, marque un temps fort de communion spirituelle avec Dieu et les autres fidèles en souvenir du dernier repas de Jésus. Des jeûnes collectifs ont été décrétés à l'occasion de guerres, de cataclysmes naturels, d'épidémies et de famines. C'est ainsi que fut institué en Suisse le Jeûne fédéral. Les catholiques encouragent le jeûne durant le carême.

Musulmans

Dans la religion musulmane, la loi islamique distingue ce qui est permis de ce qui est interdit, aussi bien dans l'alimentation que dans l'habillement et les relations humaines. Le porc, le sang et les bêtes trouvées mortes sont prescrits. Le jeûne du ramadan marque un temps pour Dieu, un effort sur soi pour témoigner de la priorité donnée à la foi.

Juifs

Des règles d'alimentation, basées sur la Torah, définissent ce qui est kasher, propre à l'alimentation. Le juif peut consommer les ruminants à sabots fendus, les poissons dotés d'écailles et de nageoires, et les oiseaux à l'exception des rapaces. La «kashérisation» permet d'éliminer au maximum le sang de l'animal mort. Le jeûne est pratiqué au Yom Kippour en signe de retour à Dieu.

Tour du monde

Dans les écoles zen, l'art culinaire est une pratique spirituelle qui doit favoriser la méditation, notamment en évitant les mets trop riches. A Bali en Indonésie, le riz est sacré: les villageois le cultivent avec respect et en font des offrandes à la mer en signe de reconnaissance pour l'eau nécessaire à la culture. En Inde, les hindouistes font des offrandes de fleurs et de nourriture et jettent du beurre clarifié sur les statues lors de mariages et de rituels religieux. Au Japon, la cérémonie du thé est un art de vivre qui incite au contrôle de soi et à la méditation. Pour les sikhs, la nourriture végétarienne, alliée à une hygiène de vie, permet de se libérer du cycle des renaissances. Quant à la vie jaïn, elle est inspirée par la non-violence et le refus de porter atteinte à la vie animale ou végétale: les religieux ne mangent que des céréales et des légumes cuits.

  • bn et «Protestinfo»
  • Quinze mois illustrés et un poster, 14 fr., à commander au 021 312 27 95 ou www.enbiro.ch