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Vie de l'Eglise
«Pas des idées, des témoignages» Version imprimable Suggérer par mail
19-09-2007

L'œcuménisme européen s'est cherché un nouveau souffle lors du rassemblement de Sibiu.

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La cathédrale protestante de Sibiu.

Photo : DR 


«Que diront les générations futures de notre rassemblement de Sibiu?» se demande la pasteure allemande Almut Bretschneider-Felzman.

Sous le chapiteau planté au bord de la vieille ville de Transylvanie, cette jeune maman s'interroge: «Seront-ils déçus des décisions que nous avons prises, ou contents que nous ne nous soyons pas arrêtés sur le chemin de l'espoir d'être unis?»

Son questionnement résume l'état d'esprit des délégués des Eglises chrétiennes de toute l'Europe, rassemblés du 4 au 9 septembre à Sibiu.

A regarder le message final du rassemblement, on pourrait être déçu, tant les avancées semblent minces depuis le dernier, à Graz (Autriche) en 1997. Certes, des Eglises, comme en Allemagne, ont avancé sur la reconnaissance mutuelle du baptême, mais celle-ci est loin d'être un principe en Europe.

Marche vers l'unité

«Que s'est-il réellement passé en dix ans?» demande donc Tobias Traut, délégué de l'Eglise protestante du Wurtemberg, tandis qu'un responsable œcuménique français s'interroge sur la pertinence de ces rassemblements.


La marche vers l'unité des chrétiens n'est pas en panne pour autant. «C'est important d'être ici: rien que cela est déjà une forme d'unité», relativise Karine Neveu, venue de Blois et membre de la délégation catholique française. «Nous étions 2500, soit le plus grand nombre jamais réuni pour un Rassemblement œcuménique européen», rappelle le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Eglises européennes.

Le plus important de cette rencontre de Sibiu? La forte demande, de la part des délégués, d'un témoignage commun des Eglises en Europe et dans le monde. Le pasteur de Clermont voit là «un signe des temps œcuménique».

«Il s'agit de témoigner en faveur d'un engagement social durable à l'ère de la mondialisation, a expliqué l'évêque Wolfgang Huber, président de l'Eglise protestante d'Allemagne. Nous relevons ensemble les défis du débat sur les droits de la personne, de la question des réfugiés, des changements climatiques, de la sécurité et de la vulnérabilité humaines.»