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«La confiance est essentielle» Version imprimable Suggérer par mail
19-09-2007

A 22 ans, le numéro deux du tennis suisse, derrière l'imbattable Roger Federer, est un compétiteur résolu. A la ténacité déjà légendaire.

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Stan à l'entraînement: «Un travail énorme derrière les résultats.»

Photo : DR 

 

Comment fait-on pour devenir un champion de tennis quand on vient d'un petit village vaudois?
Stan Wawrinka: Le tennis est ma passion depuis longtemps. J'ai commencé dans un club, à 8 ans, en même temps que mon frère. Mes parents voulaient que je pratique un sport, et il y avait un club dans le village d'à côté. Mais ce qui produit les résultats, c'est le travail qui est fait derrière. Il y a un énorme entraînement. Je ne me plains pas, j'adore ça.

Avez-vous peur, lorsque vous devez affronter un joueur mieux classé?
Peur, non. Au contraire. C'est un challenge de rencontrer les joueurs les mieux classés. Cela donne une motivation supplémentaire. Cela dit, lorsque j'entre sur le court, je ne dis pas que je ne ressens rien. Il y a une bonne poussée d'adrénaline. Mais ce n'est pas de la peur ni de la crainte. Pour bien commencer un match, il faut avoir confiance en soi.

Comment vous y prenez-vous?
La confiance est essentielle. Il faut avoir confiance dans son jeu. Lorsque c'est le cas, on joue mieux. L'entraînement sert aussi à cela. En attaquant un match je sais ce que je veux faire et je n'ai pas de doute. Il faut avoir confiance dans ce qui a été mis en place à l'entraînement et en tirer le maximum. Maintenant, il n'y a pas de recette miracle pour améliorer la confiance.

Il faut du courage pour aller au bout de soi-même.»

Lors du dernier US Open, à New York, contre Robby Ginepri, vous êtes revenu dans le match de façon spectaculaire. Après avoir perdu le troisième set, vous avez gagné les deux suivants. Les choses semblaient mal emmanchées. Où avez-vous retrouvé l'énergie pour ce retournement?
Dans les matches en cinq sets, il faut toujours se battre jusqu'au bout, car les choses peuvent tourner. C'est vrai qu'à la fin du troisième set, j'ai ressenti une petite déception, mais je savais que beaucoup de choses pouvaient encore se passer. Je me suis accroché et j'ai gagné.

C'est une de vos spécialités, vous avez gagné une série impressionnante de matches qui se sont déroulés sur cinq sets...
Oui. Je ne me décourage pas. Physiquement, je me sens fort. Je ne lâche rien dans un match en cinq sets. Mais cela ne suffit pas toujours. J'ai perdu le huitième de finale à l'US Open au cinquième set. Il faut dire que c'est tellement serré que les choses peuvent partir d'un côté comme de l'autre.

Le courage, il en faut pour gagner au tennis?
Oui, il en faut pour aller au bout de soi-même, de ses possibilités physiques, de sa technique. Il faut beaucoup donner dans un match. Et faire front. C'est un peu cela le courage.