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«La confiance est essentielle» Version imprimable Suggérer par mail
19-09-2007
 

Vous avez 22 ans et êtes déjà millionnaire. Comment gérez-vous cet aspect de votre vie? C'est jeune, oui. Mais je sais d'où vient cet argent. Il ne tombe pas du ciel. Je sais aussi l'éducation que j'ai reçue et je garde les pieds sur terre. Je ne suis pas du genre à mener la grande vie en jetant l'argent par la fenêtre.

Parlons de votre classement. Au niveau suisse, vous êtes numéro deux. Vous visez la première place?
Pas du tout. Ce n'est clairement pas mon objectif. Ce serait d'ailleurs devenir premier joueur mondial. Je n'en suis pas là. Vous êtes au 45e rang mondial.

L'an dernier, votre meilleur résultat vous mettait à la 28e place.Quelles sont vos ambitions?
D'aller le plus loin possible par rapport à mes capacités. Je n'ai pas pu jouer durant trois mois en début d'année à cause d'une blessure. Je n'ai pas atteint les objectifs du début d'année. Maintenant, ma santé est rétablie. Je fais simplement le maximum, nous verrons où cela me mène.

Tout le monde s'accorde à dire que vous êtes sympathique et gentil. Ne faut-il pas être méchant pour gagner?
En dehors du court, je suis plutôt sympa. Cela me semble normal, et c'est ma nature. Sur le terrain, c'est une autre histoire. Il faut avoir la rage de vaincre. Je m'améliore dans ce registre. L'expérience vous apprend aussi quelle est la meilleure attitude à adopter.

Vous êtes né dans le canton de Vaud, mais votre nom n'a pas une consonance familière, cela vous a-t-il réservé des surprises?
Je suis né à Lausanne. Ma mère est Suissesse, mon père Allemand et j'ai la double nationalité. Mon arrière-grand-père est tchèque, d'où l'origine de mon nom. Cela ne m'a jamais posé problème.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus lorsque vous revenez ici?
De retrouver la campagne. La plupart des tournois se déroulent dans des villes, alors revenir ici, vivre dans la nature, m'y promener, c'est un pur plaisir.

Nous sommes à la veille de la Coupe Davis, mais nous paraîtrons juste après. Peut-on déjà fêter la victoire?
Pas du tout. Ce serait imprudent. La rencontre contre la République tchèque va être très difficile. Et même, peu importe contre qui on joue, on ne peut jamais jurer de rien.

  • V. Vt

Biographie express

  • La plus belle victoire: «Contre l'Argentin David Nabaldian, à Bâle en 2006. Il était alors le numéro trois mondial.»
  • Un site: www.stanwawrinka.com