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Novembre 2007
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- "Ouverture sur le monde" par Diane Barraud
07 février
- "L'interdisciplinarité: nouveau style de pensée à l'heure des Humanités 2.0" par Gloria Origgi
07 février
- Concert baroque
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Edito
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Politique et religion |
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| 26-10-2007 | |
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Dieu a abandonné les hémicycles. Il a déserté les salles des plus petits conseils communaux, où l'on n'évoque plus la bénédiction divine avant de parler impôts ou plans de quartier. Si dans nos démocraties Dieu ne fait plus de politique depuis longtemps, c'est par la volonté historique d'éviter les affrontements religieux. Cet absentéisme découle aussi de la tendance à saucissonner nos vies en tranches bien compartimentées: travail - loisirs; vie intime - vie publique; politique - religion. Enfin, la paroisse n'étant plus le lieu de rassemblement de toute une communauté, chacun prêche pour la sienne. La relation à la Source est devenue une affaire individuelle. Ce n'est plus une affaire d'Etat. Cela explique la distance prise vis-à-vis des élections par ce journal. Qu'il ne faut pas confondre avec un désintérêt pour la chose publique. Loin de là! Mais c'est en amont que l'on désire agir. En s'intéressant aux valeurs fondamentales qui devraient inspirer toute politique: le respect de l'autre, l'attention aux besoins d'autrui, un peu d'humilité, une opposition qui débouche sur le dialogue et non sur l'exclusion, une société où l'on s'affronte durement mais sans coups bas, comme dans un match de rugby. Alors pour qui voter? Pour ceux qui, hors de toute question de confession, feront fructifier au mieux ce vieil héritage éthique dans la fureur des jours.
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Fini les abbés Grégoire ou les chanoines Kir: ces hommes engagés qui empoignèrent le monde à bras-le-corps au péril de leur vie sans renier leur soutane. Finie l'alliance douteuse du sabre et du goupillon.
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