| Appel contre les mutilations génitales féminines |
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| 01-11-2007 | |
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Des chefs religieux musulmans et chrétiens de vingt cinq pays africains ont lancé un appel aux gouvernements africains pour s’engager résolument dans la lutte contre les mutilations génitales. A l’issue d’un symposium international religieux de trois jours à Abidjan, fin octobre, ils ont appelé à «des actions concertées de tous» pour l'abandon de ces pratiques. Ces responsables religieux se sont déclarés convaincus que la justification religieuse de l’excision n’est fondée ni dans la Bible, ni dans le Coran. Aussi, ce sont-ils engagés à participer à la lutte pour l’abandon total de ces mutilations en Afrique et partout ailleurs, par une sensibilisation accrue de leurs différentes communautés. Malgré les dispositions prises les gouvernements africains, interdisant la pratique de l’excision, celle-ci se poursuit encore dans de nombreux pays du continent. En Côte-d’Ivoire par exemple, elles sont proscrites depuis une décennie par la loi. Cette loi a cependant du mal à être appliquée, en raison des traditions culturelles. Les campagnes de sensibilisation n'ont pas permis de faire évoluer les mentalités. Le taux de mutilation génitale est d’environ 44% en Côte d'Ivoire. La tendance est plus forte dans les régions nord et nord-ouest (88%) et dans l’ouest (73%), a déclaré le représentant local de l’UNICEF, Youssouph Oomar.
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