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40 000 pèlerins de toute l'Europe investissent Palexpo à Genève. Les paroisses vaudoises et genevoises ont répondu à l'appel des frères de Taizé pour trouver les familles d'accueil. Un défi gigantesque.
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Les frères de Taizé avaient attiré des centaines de jeunes à la cathédrale de Lausanne le 4 novembre dernier.
Photos : Jean-Claude Gadmer
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Dernières nouvelles de la rencontre...
Notre dossier: les préparatifs
Chaque soir, neuf volontaires et neuf frères de Taizé quittent le quartier général du 6 de la rue Batholoni à Genève, pour se rendre dans une vingtaine de paroisses. A l'approche de la 30e Rencontre de jeunes de Taizé, du 28 décembre au 1er janvier prochains à Palexpo, il s'agit «de rassurer les gens, de répondre aux questions et de sentir l'ambiance.
Ce qui est très positif, c'est qu'une majorité de paroisses soit prête à accueillir près de 200 personnes chacune durant les quatre jours de la rencontre», se félicite Frère Emile, un des frères qui coordonne l'événement. En tout, 180 paroisses ont offert leur soutien, dont douze en France voisine. «Nous n'avons essuyé que des refus isolés, c'est un signe de confiance. On ressent vraiment un certain bonheur que cet événement se fasse en Suisse romande», commente encore Frère Emile.
Ces paroisses sont chargées de trouver des familles d'accueil pour loger les 40 000 jeunes attendus, sans distinction d'origine ou de confession. «L'objectif premier est de favoriser les échanges entre protestants, catholiques romains, catholiques chrétiens et orthodoxes, de permettre aux jeunes d'approfondir leur foi et d'être porteurs d'espérance.»
Accueillir un jeune
Pour accueillir un jeune, il suffit d'habiter à une heure de Palexpo en transports publics, à Genève, dans le canton de Vaud ou en France voisine. Point besoin de luxe, «quelques mètres carrés au salon, un accès à la salle de bains et un petit-déjeuner en famille sont plus chaleureux que de regrouper les jeunes dans des abris antiatomiques», poursuit Frère Emile.
Une idée difficile à faire passer dans un pays où la population est soucieuse de recevoir en y mettant les formes. Il manquait 15 000 places à fin novembre! Au cas où les familles viendraient à manquer, des solutions de secours seront cherchées dans des locaux paroissiaux, salles de sport ou salles communales.
Les paroisses sont également chargées d'assurer un temps de prière chaque matin et d'animer des rencontres porteuses de «signes d'espérance». Elles organisent aussi une veillée de prière pour la paix le 31 décembre et une «fête des nations» lors du passage à l'an 2008, mettant à contribution les talents des jeunes qu'elles accueillent.
De toute l'Europe
La moitié des participants viennent d'Europe de l'Est. «On sait déjà que plus de mille Ukrainiens seront présents, en raison des demandes de visas.» Frère Emile s'attend aussi à ce que près de 10 000 Polonais et 2000 Roumains ainsi que 3000 Français fassent le voyage. Divers gestes ont facilité la mise sur pied de la rencontre: gratuité des visas, conditions de transport spéciales accordées par les CFF, tarifs spéciaux offerts par Palexpo.
La rencontre de Genève comme d'autres partout dans le monde sont «autant d'étapes du pèlerinage de confiance à travers la terre stimulant les jeunes à être porteurs de paix, de réconciliation et de pardon là où ils vivent», explique Frère Emile.
- Sylvie Fischer, ProtestInfo
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