Les éditions
Décembre 2007 - janvier 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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Je vais y réfléchir
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Le chacun pour soi a-t-il atteint ses limites? |
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| 30-11-2007 | |
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Il n'y a pas que des avantages à privilégier ses intérêts personnels. Le «chacun pour soi» atteint ses limites. Nombre de nos contemporains ne parviennent plus à y faire face. Tout cela en quête de son bonheur personnel. Mais c'est souvent aussi manquer de soutien, se sentir abandonné, souffrir de solitude. Le «chacun pour soi» a commencé par le souhait légitime de s'émanciper, de se démarquer. Cette aspiration à l'épanouissement individuel, entamée avec Mai 68, est entrée dans une phase moins jouissive. Il ne s'agit plus de se différencier d'autrui mais de ne plus en tenir compte. Aujourd'hui, la contrainte a cédé la place à l'embarras du choix. Nous ne sommes plus obligés à grand-chose. Ce ne sont plus les contraintes sociales qui posent problème, mais l'étendue du champ du possible. C'est un enjeu majeur de la société. Comment mener sa vie? Comment faire les bons choix? Cette contrainte de choisir entre des options plus nombreuses est concomitante de notre difficulté à nous engager et à assumer les conséquences de nos choix. Il est fréquent que les incidences financières d'un divorce soient reportées sur la collectivité. Les statistiques de l'aide sociale en Suisse attestent d'un risque accru de dépendre de l'aide sociale à la suite d'un divorce. L'individualisme a modifié les mécanismes de la solidarité, en la collectivisant davantage. La pratique du chacun pour soi débouche sur une sollicitation accrue de systèmes de solidarité collective tels que les assurances sociales ou l'aide sociale. Le fait que nous nous sentions de moins en moins responsables de notre entourage exigera un effort accru pour venir en aide à ceux qui ne sont plus en mesure d'affronter les aléas de l'existence.
L'être humain a besoin de se définir en relation avec ses semblables. Il peine à trouver et à donner seul un sens à sa vie. Il faudra donc opposer au «chacun pour soi» d'autres logiques, fondées sur la production de nouveaux liens sociaux.
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