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Spiritualité
Lâchez ce qui vous pourrit la vie Version imprimable Suggérer par mail
30-11-2007

Assez de la culpabilité, des blessures, de la colère... Avec Lytta Basset, cessez de vous gâchez la vie!

lytta_basset

Lytta Basset: «Le but à atteindre est de laisser partir l'offenseur, c'est-à-dire, celui qui nous a fait du tort.»

Photo : ECT 

 

Lâcher ce qui nous pourrit la vie... oui, mais comment? Telle est la question qui occupera Lytta Basset, théologienne, lors d'un cycle de cinq conférences, début 2008, à l'Espace culturel des Terreaux à Lausanne.

Les raisons de se pourrir la vie ne sont pas pareilles pour tous. Pour certains c'est la colère, pour d'autres le perfectionnisme, pour d'autres encore une blessure qu'ils ne parviennent pas à guérir.

Lytta Basset, elle, a connu la culpabilité. «J'en ai fait mon sujet de thèse. J'ai compris au bout d'un certain temps que ce thème ne m'intéressait pas seulement de manière intellectuelle. C'était aussi un problème personnel, existentiel! J'ai découvert beaucoup de blessures.»

La théologienne a approfondi le sujet... qu'elle traite encore aujourd'hui. C'est donc une réflexion mûrie au fil des années, le thème d'une vie, qu'elle livre dans ce cycle.

Son expérience lui montre que l'esprit de jugement, la colère, l'angoisse ou la culpabilité cachent souvent une blessure. «J'ai rencontré des personnes qui ne se rendaient pas compte de leurs blessures mais de leur esprit de jugement qui, en fait, cachait une blessure.»

Vivre libre

Comment faire pour soigner de telles blessures? Pas de recettes, pas d'étapes à suivre chronologiquement, la théologienne propose un chemin, un processus de lâcher-prise. Et c'est là qu'apparaît le pardon.

«Pardonner, en grec, signifie ‹lâcher prise, laisser aller›, explique-t-elle. Le but à atteindre est de laisser partir l'offenseur, c'est-à-dire, celui qui nous a fait du tort, en étant en paix avec soi-même.» Vivre libre devient enfin possible!

La liberté pour Lytta Basset, «c'est vivre en paix dans ma relation avec les autres et avec Dieu. La paix intérieure en est un indice.» Nous pourrions objecter que la colère, la blessure, la culpabilité font partie du quotidien, qu'elles réapparaissent, qu'il est impossible de s'en débarrasser.

Lytta Basset répond: «Remettons le processus en pratique à chaque fois. Quand nous l'avons fait une fois, nous pouvons le refaire. Dans la Bible, il est suggéré de le recommencer septante fois sept fois.»

Les soirées laisseront le temps au débat. Les participants auront l'occasion de parler de leurs propres expériences en lien avec les textes bibliques abordés. «Entre les conférences, les participants peuvent faire du chemin. Je donne des pistes pour approfondir la réflexion à la maison.»

Les deux tiers des places sont déjà réservées, ce qui montre que le sujet touche. Lytta Basset ne s'en étonne pas: «Qui n'a jamais été blessé?»

  • M. K.

Cinq conférences


A l'Espace culturel des Terreaux, Lausanne, à 19h30 les lundis 7 janvier, «L'esprit de jugement»; 14 janvier, «Culpabilité et perfectionnisme»; 21 janvier, «La blessure, l'acceptation de l'impuissance et l'apprentissage de l'autocompassion»; 28 janvier, «La colère, ressentiment, violence, reproche»; 4 février, «Lâcher les offenseurs et vivre libre». Prix du cycle: 80 fr. Inscription: 021 320 00 46. Infos: www.terreaux.org