| Plus d'un millier de Serbes ont fêté le Noël orthodoxe à la cathédrale de Lausanne |
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| 07-01-2008 | |
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Comme les Russes, les orthodoxes serbes ont célébré la veillée de Noël dimanche soir 6 janvier, conformément au calendrier julien. A Lausanne, ils étaient plus d'un millier, familles et enfants, à s'être rassemblés à la cathédrale pour suivre la cérémonie dans une ambiance populaire. Une icône dorée de la vierge à gauche de l'allée centrale, celle du Christ à droite, une autre dans le chœur. La cathédrale utilisée habituellement par les protestants, mais ouverte aux autres communautés chrétiennes, avait revêtu des atours plus orientaux qu'à ses habitudes. Des dizaines de cierges jaunes brûlaient devant la chapelle Montfalcon. L'encens, dont l'odeur se répandait dans toute la nef, créait une brume légère en suspension à la croisée du transept, juste en dessus des cinq officiants. Dans une ambiance populaire, parmi des enfants courant et les flashs des appareils photos, les fidèles de la communauté serbe, debout, ont suivi la liturgie entièrement chantée. Selon la tradition orthodoxe, les psalmodies n'étaient accompagnées d'aucun instrument, juste soutenue par un petit chœur. Après plus d'une heure de rituels, le prêtre Bogoljub Popovic a terminé son message de Noël par quelques mots en français, dans lesquels il a remercié le pasteur Martin Hoegger, président du Conseil des Eglises chrétiennes du canton de Vaud, pour l'accueil dans la cathédrale. Un geste fraternelLe prêtre orthodoxe a ensuite effectué un geste de fraternité fort et discret au milieu de la foule, lors du partage du pain béni auquel chacun, orthodoxe ou non, était invité. Alors que les fidèles défilaient en masse pour recevoir de lui le signe de croix tracé à l'huile sur le front, l'officiant a tendu en toute simplicité son instrument liturgique à Martin Hoegger, lui demandant de le bénir. Visiblement touché, le pasteur réformé s'est prêté avec application au geste rituel. Un rameau de chêneChaque fidèle a ensuite reçu le «badnjak», rameaux de jeune chêne. Selon la tradition serbe, les pères de famille partent tôt le chercher la veille de Noël. Il est d'ordinaire posé à l'entrée de la maison, puis introduit au couché du soleil. Après le retour de l'église, il est placé avec de la paille sous la table du repas qui marquera la fin du jeûne. Noël est en effet marqué par le jeûne chez les orthodoxes serbes. Les plus fidèles ont commencé le carême de Noël quarante jours avant, soit le 28 novembre. Ce temps de préparation, durant lequel les fidèles s'abstiennent de nourriture animale - hormis du poisson - symbolise «la longue attente par l'humanité de son Sauveur». Le jour de Noël est fixé au 7 janvier selon le calendrier julien, alors que catholiques et protestants suivent le calendrier grégorien - fixé en 1582 par le pape Grégoire XIII.
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