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Février 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
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27 septembre
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Actualité
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Les orthodoxes craignent l’indépendance du Kosovo |
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| 11-01-2008 | |||
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Page 1 sur 2 Serbes orthodoxes et Albanais musulmans doivent apprendre à vivre ensemble
Après l'intervention de l'OTAN en 1999 pour stopper la répression des autorités de Belgrade contre les Albanais, les Serbes orthodoxes sont passés d'un jour à l'autre du camp des oppresseurs à celui de la minorité apeurée. Mais ne nous y trompons pas. Le conflit opposant Serbes et Albanais n'a rien d'une guerre de religion, même si être Serbe dans les Balkans signifie également être orthodoxe. Il s'agit avant tout de l'opposition de deux nationalismes incompatibles, que les leaders populistes ont toujours légitimés par des symboles religieux et historiques. Jeu politiqueExemple: le 28 juin 1989, devant près d'un million de militants, Slobodan Milosevic prononçait à Pristina le discours fondateur de la renaissance nationaliste serbe au Kosovo. Il avait monté sa tribune sur le champ de bataille nommé «Gazimestan», où l'armée chrétienne s'était inclinée en 1389 face à l'envahisseur turc et musulman. En se montrant à cet endroit, le leader serbe ancrait sa politique de fer dans le mythe de la grande Serbie, et donnait à son programme la légitimation religieuse qui lui manquait. C'était le prélude à une décennie de répression menée par le pouvoir de Belgrade contre la majorité albanaise. Pourtant, cette lointaine défaite des chrétiens face aux musulmans au XIVe siècle n'a pas signifié la conversion forcée des populations locales. L'Empire ottoman pratiquait une réelle tolérance religieuse, et la population est restée longtemps majoritairement orthodoxe. L'islamisation a été menée par des sectes derviches (des mystiques musulmans organisés en confréries) et soutenue au cours des siècles par d'autres facteurs, comme des mouvements de population et la différence du taux de natalité au sein des deux groupes ethniques.
Conséquence, la proportion entre orthodoxes et musulmans a fini par s'inverser, les premiers représentant moins de 15% de la population. Aujourd'hui, la pratique de l'islam au Kosovo reste très modérée, et les tentatives d'implantation de groupuscules plus radicaux ne connaissent guère de succès. Les orthodoxes, quant à eux, pratiquent leur religion discrètement, mais avec ferveur. |
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