Voyage
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Notre sondage
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La colère de Céleste
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La mort du divorce |
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| 11-01-2008 | |
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Longtemps les nouveautés venaient d'Amérique, après quoi le reste du monde les adoptait à son tour. Or, aujourd'hui, c'est la France qui fait souffler divers vents nouveaux. Ainsi ce projet du gouvernement français, qui veut confier aux notaires le traitement des divorces par consentement mutuel. Un papier, et se séparer deviendra plus simple que de résilier un contrat de bail. Ce sera une formalité, que dis-je, un plaisir! «Oui» et «non»: mots courts, faciles à dire, mais qui exigent de la réflexion et du caractère. Je comprends pourtant qu'un pays dirigé par un président épris de rupture, et déjà deux fois divorcé, veuille banaliser le «non» conjugal. Surtout, j'espère que la Suisse suivra et fera aussi de la séparation un acte anodin. Car quoi? Rendre le divorce insignifiant, me semble-t-il, c'est lui porter un coup terrible. La plupart des gens n'aiment pas ce qui est facile. Ils savent, au fond de leur cœur, que ce qui est bénin n'a aucune valeur. On n'a en général qu'indifférence ou mépris pour ce qui est insignifiant.
Dévaloriser le divorce, fallait oser. Car voilà qui va, par ricochet, revaloriser le mariage! Tant de facilité fera redécouvrir la beauté de l'engagement, donc de l'effort. Le goût que retrouvera le «oui», à côté du «non» vidé de sa consistance! Dans un monde sans vrais divorces, le mariage cesserait d'être un problème. Le mariage redeviendrait le mariage, c'est-à-dire une chose sacrée. Il était temps qu'un gouvernement sérieux œuvre en ce sens. Même si telle n'était peut-être pas son intention...
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