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Edito
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L’écheveau embrouillé du religieux |
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| 14-01-2008 | |
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Reçu à Rome par le pape, Nicolas Sarkozy a parlé de «laïcité positive».
«Une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais comme un atout.» Un atout, car nos sociétés ont des racines culturelles et religieuses qui disent d'où nous venons et ce que nous sommes et qu'il ne faut pas perdre. Dans son propos, le président français s'inspire du courant actuel qui cherche à démêler l'écheveau embrouillé du christianisme, de l'Eglise et de la foi. Voyons pour le christianisme. Croyants ou non-croyants partagent l'avis que le message évangélique affirme l'égalité, la liberté de conscience et la séparation du politique et du religieux.* Ces principes éthiques forgent notre mentalité individuelle et notre façon de vivre. Ce «christianisme» laïcisé, indépendamment des Eglises ou de la foi, imprègne toute notre société. Qu'en est-il de l'Eglise? A chacun sa paroisse. Les attentes sont variées: lieu d'accueil ou de culte; lieu d'éveil, de formation ou de célébrations; lieu de partage ou de mémoire; lieu de dialogue ou d'écoute; lieu oublié et délaissé... Aux personnes en charge de l'institution de l'adapter aux besoins, en constatant que l'on peut être chrétien sans être pilier d'église. Enfin, la foi. C'est le domaine de l'intimité par excellence où la pensée brode sur le canevas du religieux des signes hésitants pour exprimer sa relation avec une Volonté qu'elle cherche à comprendre. Christianisme, Eglise et foi: ces trois chemins issus d'une même origine ont chacun leur histoire. Condamner le christianisme au nom du passé de l'Eglise est tout aussi erroné que d'enfermer la foi dans un dogmatisme rigide ou d'oublier que vingt siècles de christianisme nous contemplent.
* Frédéric Lenoir, «Le Christ philosophe», Ed. Plon |










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