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«La nature est notre terrain de sport» Version imprimable Suggérer par mail
14-01-2008

Simone Niggli-Luder, sacrée sportive suisse 2007 à côté de Roger Federer, parle de sa passion pour la course d'orientation et pour la nature

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Simone Niggli-Luder:
«J'aime être au cœur de la nature.»


Photo : dr 


Vous avez été sacrée pour la troisième fois sportive suisse de l'année. Vous avez quatorze titres de championne du monde de course d'orientation. Comment faites-vous?

Mon succès est le fruit d'un long travail. J'ai pu améliorer mon entraînement ces dernières années. J'ai l'avantage aussi d'être à l'aise dans le mariage de la course et de la lecture de la carte. Je le dois enfin à ma famille et à mon mari qui m'offrent un super-environnement.

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans un sport si peu connu?
J'ai commencé la course d'orientation grâce à ma famille: mes parents en faisaient, mes sœurs aussi. J'ai tout de suite été captivée par le lien entre courir et lire la carte. Je n'ai pas choisi cette discipline parce qu'elle était populaire ni pour gagner de l'argent, mais par plaisir. Je ne pensais pas devenir championne du monde. Encore aujourd'hui, ce sport me fascine.

A l'heure du GPS, est-il encore utile de savoir lire une carte?
Oui, très utile. Et pas seulement parce que vous n'avez pas droit au GPS durant la course. Savoir se guider de façon autonome, c'est garder sa responsabilité. Les gens doivent pouvoir penser par eux-mêmes.

Avec la carte, je vois le paysage.»

Vous faites appel à une entraîneuse spécialisée dans le mental. Qu'est-ce que cela vous apporte?
Un sportif de haut niveau doit être fort au niveau du mental. Cela m'aide à être au top durant les compétitions. Je supporte mieux la pression, celle que les médias et le public me mettent - ils veulent toujours que je gagne! Il y a aussi celle que je me donne moi-même. Comme tous les sportifs, je fais des visualisations de ma course, même si je ne connais pas à l'avance l'emplacement des postes. Je visualise la phase du départ. J'essaie aussi de me projeter dans le terrain. Je ne le connais pas, je n'y suis jamais allée. Mais avec la carte, je vois la situation, le paysage.

Ce sport, c'est aussi une tactique. Qu'est-ce qui compte le plus? Courir le plus vite possible, bien lire la carte, ou faire les bons choix?
C'est le mélange de tout cela. Il faut surtout savoir que faire à quel moment. Par exemple, dès que je suis sur un chemin, je peux accélérer, mais je dois aussi m'arrêter au bon moment pour lire la carte. Il faut prendre les bonnes décisions. Je dois aussi doser mon effort pour conserver ma lucidité.