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Vie de l'Eglise
Homosexualité, l'Eglise se prononce Version imprimable Suggérer par mail
14-01-2008

Le rapport sur l'accueil des personnes homosexuelles chez les protestants en discussion

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Jean-Paul Guisan (à gauche) et Antoine Reymond.

Photo : dr 

 

Après de nombreuses années de travail, le groupe désigné par l'Eglise protestante vaudoise pour réfléchir sur la question de l'accueil des personnes homosexuelles a mis le point final à son rapport.

Les propositions qui y figurent sont les fruits d'une vaste consultation à l'intérieur de l'Eglise. Les réponses obtenues à cette occasion ont conduit à reformuler les propositions initiales. Le Conseil synodal a adopté ce rapport. Fin janvier, le Synode de l'Eglise protestante vaudoise se prononce sur ces propositions.

Nous vous en présentons des extraits, accompagnés des commentaires d'Antoine Reymond, pasteur et membre à plein temps du Conseil synodal, et de Jean-Paul Guisan, théologien, responsable du groupe C + H (Chrétiens et Homosexuels).

«Ouverte à tous»

  • Ouverte à toutes et à tous, l'Eglise (protestante vaudoise) reconnaît comme membre toute personne qui accepte «la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit» ainsi que ses principes constitutifs... Elle remet à Dieu le jugement des cœurs. Cette reconnaissance s'applique à toute personne, sans discrimination de sexe, d'origine, de milieu, d'orientation sexuelle.


Antoine Reymond:
«Nos principes constitutifs rappellent que la base pour appartenir à l'Eglise, c'est d'accueillir la grâce de Dieu dans la foi. Il ne nous appartient pas de juger de la nature ou de la réalité de cette foi. Le jugement dernier sur la vérité de notre fidélité, aux uns et aux autres, ne fait pas partie de nos attributions, il est réservé à Dieu. Il y a là un fondement biblique très fort et absolument incontournable en théologie réformée.»

Jean-Paul Guisan: «Dans un premier temps, la phrase qui dit que l'Eglise remet à Dieu le jugement des cœurs m'a fait réagir, car elle laisse entendre qu'il y a matière à juger. Mais vu que c'est écrit comme ça aussi dans les textes officiels de l'Eglise et que cela se réfère à la foi des personnes, je n'ai donc pas de raison de penser que cette phrase est discriminatoire.»