| Inde: les chrétiens de l'Etat de l'Orissa demandent protection après une série de meurtres |
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| 14-01-2008 | |
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Des organisations chrétiennes et des Eglises ont demandé une protection des autorités, affirmant que les chrétiens sont harcelés par les extrémistes hindous dans l'Etat de l'Orissa, dans l'est de l'Inde. Neuf personnes ont été tuées ces dernières semaines au cours d'attaques. Des chrétiens «brutalement pris à partie par les fondamentalistes» et un ordre public «inexistant, en particulier à Kandhamal, où les fondamentalistes dirigent le district tout entier». C'est ce qu'ont indiqué des organisations chrétiennes et des Eglises dans un appel lancé en ce début d'année à la Commission nationale des droits de la personne de l'Inde. Le Conseil chrétien de l'Inde (AICC), l'Eglise catholique et d'autres organisations d'Eglise ont fait parvenir à la Commission une déclaration dans laquelle ils soulignent que plus de 60 églises ont été incendiées, 600 maisons de chrétiens réduites en cendres et plus de 5'000 chrétiens déplacés en raison des violences anti-chrétiennes orchestrées à Kandhmal et dans ses environs, dans l'Etat de l'Orissa. Violences meurtrièresDes chrétiens ont été tués au cours des violences déclenchées en fin d'année dernière par des groupes hindous dans le district de Kandhamal. «La situation des chrétiens est vraiment misérable», a commenté John Dayal, secrétaire général de l'AICC, de retour d'une visite dans des villages en proie aux troubles. John Dayal a déclaré qu'en raison des attaques des extrémistes hindous sur les chrétiens, des pasteurs et des membres des communautés chrétiennes s'étaient enfuis dans la jungle. Les responsables de la police ont offert leur aide aux chrétiens harcelés, mais ils ont conseillé aux pasteurs de ne pas s'approcher de leurs églises, affirmant ne pas être en mesure de garantir la protection des chrétiens. «Nous avons été totalement choqués par la série d'attaques bien préparées visant des chrétiens innocents et leurs responsables», a indiqué Mgr Raphael Cheenath, archevêque catholique de Cattuck-Bhubaneswar, capitale de l'Orissa, dans un document adressé au Premier ministre Manmohan Singh. Mgr Cheenath a affirmé que le gouvernement n'avait quasiment rien fait pour mettre un terme aux violences, au cours desquels les extrémistes ont pu attaquer comme bon leur semblait. Des manifestations pour réclamer la paix s'étaient déroulées avant Noël dans cet Etat oriental de l'Orissa. Elles réclamaient la mise à l'écart politique de «Vishwa Hindu Parishad», une organisation «culturelle» et paramilitaire extrémiste hindoue liée au «Bharatiya Janata Party» (Bjp), un parti indien ultranationaliste de l'extrême droite.
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