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Lausanne: le café de l'Eglise se mijote un nouveau départ Version imprimable Suggérer par mail
14-01-2008

Il était fermé depuis Noël. Il doit rouvrir «dans quelques jours» avec une nouvelle tenancière et de nouveau projets. Le Sycomore n'attend que l'aval administratif de la ville de Lausanne pour reprendre vie.

syco

Le café de l'Eglise prépare sa réouverture.

Photo : bn 


Des pancartes sur la porte du café de l'Eglise à Lausanne en ont étonné plus d'un durant les fêtes de fin d'année: «Le Sycomore est fermé provisoirement», puis «Ouverture le 15 janvier - nouvelle direction».

Pourtant, le café n'ouvrira pas le 15 janvier comme annoncé. «Une simple question administrative», justifie Jean Chollet, responsable de l'Espace culturel des Terreaux (ECT) auquel le café est rattaché. «Le café ayant été fermé, nous avons dû déposer une nouvelle demande d'ouverture. Cela peut prendre quelques jours.» En tout cas, l'intention est bien de redonner vie au café de la rue de l'Ale 31. «Nous avons engagé une nouvelle tenancière et nous proposons de nouveaux projets», annonce Jean Chollet.

Changement de cap

Mais que s'est-il passé derrière le bar pour qu'il ferme provisoirement? Après deux ans de travail assidu, le tenancier et diacre Marc Bovet a jeté l'éponge. L'Eglise ne l'a pas suivi jusqu'au bout dans sa vision d'un bistrot d'écoute.

«C'est un crève-cœur pour moi, nous confie-t-il. Je me suis beaucoup investi. Je suis un fonceur. J'ai voulu prouver que c'était un vrai travail diaconal, qu'il répondait à une demande. Nous avons trouvé les fonds pour démarrer sous forme d'un prêt. Je commençais à faire entrer le salaire d'un mi-temps.»

Malheureusement, ce revenu ne permettait pas encore de rembourser la dette de départ. «Dès le début, ce projet doit s'autofinancer, précise Jean Chollet, responsable du théâtre et du café. Nous devons élaborer une nouvelle stratégie. Je ne cherche pas à faire du bénéfice, mais je ne peux pas perdre de l'argent.»

Les nouveaux projets sont alléchants, mais il n'y a plus de diacre au bar. L'Eglise aurait-elle fait marche arrière?

«Non, répond Max Blaser, conseiller synodal. Le Sycomore n'a jamais été un lieu d'Eglise au sens institutionnel du terme, c'est-à-dire avec un poste qu'elle finance. Les initiateurs du projet avaient fait une demande en ce sens, mais l'Eglise n'a jamais débloqué de fonds pour cela. Le tenancier exerçait cette fonction à côté de son mi-temps de diacre jeunesse.» Les résultats du bistrot devaient équilibrer les comptes.


 

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