Menu Contenu
Faites un don

Publicité

Les voyages 2012 de bonne nouvelle
E-mail
Inde: des chrétiens forcés à se convertir à l'hindouisme, à fuir ou à mourir Version imprimable Suggérer par mail
31-01-2008

«Se convertir à l'hindouisme, fuir ou mourir sont les seules options que nous ont laissées les fondamentalistes hindous», a confié à la mi-janvier Birendra Digal à l'agence Eglises d'Asie. Protestant, il a été contraint, avec sa famille, de fuir son village situé dans la région de Kandhamal en Orissa.

Depuis, ce chrétien vit caché dans une autre bourgade, avec la crainte de représailles. Son cas n'est malheureusement pas isolé, puisque, selon des sources locales, plusieurs dizaines de familles de la région ont reçu des menaces.

Le 25 décembre dernier, dans le seul village de Mahasingh, 25 familles chrétiennes, après avoir été menacées, ont été converties à l'hindouisme.

«Je n'avais pas d'autre alternative que de me convertir à l'hindouisme, a déclaré à Eglises d'Asie Sumant Digal, un protestant d'un autre village de la région. Si je ne m'étais pas converti, les fondamentalistes hindous auraient incendié ma maison; ils m'avaient également menacé de mort.»

Selon un avocat, plusieurs chrétiens ont porté plainte en demandant une protection de la police. Des sources locales ont toutefois précisé que, jusqu'à présent, les chrétiens n'ont bénéficié d'aucune protection et que personne n'avait été arrêté suite aux menaces ou aux violences commises à leur encontre.

Ces menaces interviennent quelques semaines après le sanglant Noël des chrétiens de Bhubaneswar, capitale de l'Etat de l'Orissa, où, pendant cinq jours, les chrétiens ont été la cible de violences perpétrées par des fondamentalistes hindous.

Une cinquantaine d'églises, plus de 400 maisons avaient été incendiées et au moins cinq personnes avaient trouvé la mort.

«Atrocités tolérées»

Selon Mgr Raphaël Cheenath, archevêque du diocèse catholique de Cuttack-Bhubaneswar, «aucune réponse positive» du gouvernement n'a été donnée.

Sœur Nirmala, supérieure des Missionnaire de la Charité, a pu se rendre, sous escorte policière, auprès des victimes de Bhubaneswar. «Le pays devrait avoir honte de tolérer de telles atrocités», a-t-elle déploré.

Le 21 janvier, dans l'Etat du Maharashtra, près de 20'000 chrétiens ont manifesté pacifiquement dans les rues de Pune, pour protester contre ces violences.

Deux jours avant à New Delhi, deux anciens ministres de la Justice ont appelé le gouvernement fédéral et ceux des Etats à restaurer la liberté religieuse en Inde, avec des mesures adéquates pour que le sentiment d'insécurité chez les minorités religieuses cesse.

  • apic