| Bulgarie: désaccord sur l'éducation religieuse obligatoire dans les écoles |
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| 08-02-2008 | |
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Les Bulgares n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une proposition d'éducation religieuse obligatoire. Une proposition faite visant à faire de la religion une matière obligatoire pendant les sept premières années d'école, a suscité de fortes critiques tant de la part des milieux religieux que laïcs. Ces dernières années, le pays - officiellement athée pendant les années communistes, mais dont la plupart des 7,7 millions d'habitants appartiennent à l'Eglise orthodoxe bulgare - autorise l'enseignement religieux comme matière optionnelle. Une nouvelle proposition est étudiée par le Conseil public du ministère de l'Education et le ministre de l'Education. Son objectif: que les élèves reçoivent des cours sur les différentes religions plutôt que sur une seule d'entre elles. Il s'agirait aussi de dispenser aux enfants un enseignement sur les questions éthiques, telles que le clonage et l'avortement. Georgi Bakalov, président du Conseil, a déclaré devoir présenter un programme qui conviendrait à tous les enfants, quelle que soit leur religion, étant donné qu'il est illégal de faire une distinction entre élèves sur la base de leur religion. Obligatoire pendant les sept premières années d'école, cette matière deviendrait optionnelle pour les quatre dernières années. Réactions mitigéesLe métropolite Gavraïl, de l'Eglise orthodoxe bulgare, a estimé que les enfants issus d'une famille orthodoxe doivent étudier le christianisme orthodoxe, les musulmans étudier l'islam et les enfants d'athées étudier une matière similaire à celle proposée par le Conseil public. L'adjoint du grand mufti des musulmans de Bulgarie, Vedat Ahmed, a déclaré que la religion devait bien être enseignée dans les écoles, mais sur la base des principes de la foi, de la moralité et du service. Andrei Raïchev, professeur de sociologie, a affirmé que cette proposition n'avait aucun intérêt puisque seuls 25 % des Bulgares étaient croyants: «Ce qui va se produire avec cette proposition, c'est que les enfants vont marmonner en boucle les versets de l'Evangile comme ils répètent aujourd'hui des poésies. Aucune croyance morale n'en découlera». Le ministre de l'Education a pour sa part assuré qu'aucune proposition concernant l'éducation religieuse dans les écoles ne serait adoptée avant qu'un consensus ait été trouvé.
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