| Canada: de nombreuses paroisses disparaissent, d'autres s'ouvrent à tour de bras |
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| 08-02-2008 | |
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Alors qu'un peu partout au Canada, mais spécialement au Québec, des paroisses ferment ou fusionnent et des églises sont vendues, faute de fidèles, la ville de Toronto a ouvert ces dix dernières années treize paroisses et n'en a fermé aucune. La cause en est l'immigration.
Malgré la fermeture de
paroisses au Québec, qui connaît une «sécularisation extrême», une partie du
Canada montre une réalité différente, constate le sociologue canadien Reginald
Bibby, professeur à l'Université de Lethbridge, en Alberta. Depuis 1995, l'archidiocèse de Toronto a ouvert une grande variété de paroisses «ethniques», pour les Chinois, les Coréens, les Polonais, les Italiens, les Slovaques et les Chaldéens immigrés du Moyen-Orient. Le Grand Toronto, en pleine croissance démographique, compte plus de 6 millions d'habitants. La population catholique suit la tendance. Les catholiques, d'origines ethniques diverses, sont déjà plus de 1,8 million dans l'archidiocèse de Toronto. Deux nouvelles paroisses ont ouvert leurs portes l'an dernier, et une autre doit ouvrir cette année. En général, ouvrir une nouvelle église ne se passe pas de façon immédiate. Il faut attendre en moyenne une décennie avant d'avoir les fonds et de bâtir le lieu de culte.
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