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Mars 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Jeune et déjà endetté, des solutions |
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| 21-02-2008 | |||
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Gérer un budget, quand on est jeune adulte, est un exercice souvent périlleux. Les factures peuvent rapidement s'accumuler et se transformer en dettes. Pour ceux qui ne s'en sortent plus ou qui veulent simplement des conseils, le Centre social protestant (CSP) est un lieu d'aide précieux. L'institution offre soutien et écoute dans différents domaines (consultations juridiques, psychologiques, aide au travail ou au logement). Elle a permis l'an dernier à des dizaines d'adolescents de remonter la pente en proposant des solutions pratiques à leurs problèmes financiers. En ce mois de mars, le CSP lui-même est en quête de fonds. Le but de sa campagne annuelle est d'obtenir cette fois près d'un million et demi de francs, nécessaires pour salarier les employés qui assurent les nombreuses prestations auprès des personnes en difficulté. Publicité à la télévision, distribution massive de dépliants dans les boîtes aux lettres: le centre sort les grands moyens pour attirer les donateurs. C'est Anouk Arbel, travailleuse sociale à Jet Service, qui s'occupe des adolescents victimes de dettes trop lourdes pour eux. Elle souligne tout d'abord qu'il faut distinguer endettement et surendettement. «Une dette permet encore de vivre normalement. Avant 25 ans, 80% des jeunes se sont déjà endettés une fois pour un montant de trois ou quatre cents francs, une somme raisonnable», relativise la responsable. La précarité des jeunesLe surendettement est plus grave. «Il apparaît lorsque les dettes existantes obligent à contracter de nouveaux emprunts pour assurer le quotidien.» Selon Anouk Arbel, il est dû au faible revenu des jeunes en formation, ainsi qu'à la précarité des milieux dont ils sont parfois issus. Elle note cependant que la vente à crédit, pratiquée par certains commerces avec l'appui des banques, n'arrange pas les choses. «Les jeunes se laissent parfois tenter sans réfléchir avant de se rendre compte qu'ils sont incapables de régler leurs achats!» Le but du CSP est de leur permettre de gérer seuls leur budget et d'éponger leurs dettes au plus vite. Première étape: rétablir un budget mensuel viable. «Pour sortir du cercle vicieux, il faut éviter de contracter des dettes supplémentaires avant de régler celles qui sont déjà faites», explique Anouk Arbel. Tout d'abord, la travailleuse sociale aide les adolescents à établir une liste complète de leurs besoins. Pas facile de ne rien oublier. «Ils font souvent des estimations inférieures à la réalité. Les jeunes n'incluent pas le prix des frais médicaux ou de la cigarette, par exemple. Le budget minimum s'élève à environ 1800 francs par mois, mais tout dépend des individus. On ne peut pas compter cinquante francs de téléphone par mois pour un étranger qui a besoin d'appeler régulièrement sa famille restée au pays.» Il faut parfois quelques rencontres pour planifier le budget de ces jeunes jusqu'à la fin de leur formation. Après ce premier coup de pouce, Jet Service peut les aider à trouver un petit boulot afin de commencer à éponger leurs dettes. Anouk Arbel souligne combien il est pénible d'être surendetté, surtout dans notre société où les problèmes d'argent restent tabous. Elle conclut en saluant les efforts fournis par tous ceux qu'elle aide. «Le courage et la persévérance des jeunes gens qui viennent me voir sont remarquables!»
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