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Vie des gens
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La théologie demain |
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| 21-02-2008 | |
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Pierre Gisel, professeur de systématique, n'est pas d'accord. Des «sciences des religions plates qui enlèvent tout ce qu'il y a de théologique» ne le satisfont pas, de même qu'une faculté purement confessionnelle ne lui conviendrait pas non plus. Sa solution? Lausanne devrait «s'articuler sur la scène religieuse de façon déconfessionnalisée», mais sans perdre une présence importante du christianisme. «La théologie a une pertinence globale, pas seulement pour l'intelligence interne du christianisme, défend-il. A Lausanne, 500 étudiants d'autres facultés suivent des cours chez nous. Pour eux, je ne veux pas qu'il n'y ait que de la science des religions.» Pierre Gisel ne croit donc pas à une faculté unique à court terme. «Il faut des étapes intermédiaires», milite-t-il. Derrière les querelles de clocher, une chose semble acquise. L'étude de la théologie et des religions est une tâche de l'université, mais cette tâche n'est pas entièrement couverte par l'étude de la théologie chrétienne. L'enjeu est aussi plus large que la formation des pasteurs. Il en va également de la capacité d'une université à répondre aux questions que la société rencontre, à l'heure où les religions occupent le devant de l'actualité. «Il ne faut pas instrumentaliser le savoir, modère Pierre-Yves Brandt. Une société va bien quand elle est d'accord aussi de financer de la recherche pure.»
Pierre Gisel défend sa vision de la théologie dans un ouvrage qui vient de paraître: «La théologie», PUF, 2007 |









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