Les éditions
Mars 2008
Agenda
- "Ouverture sur le monde" par Diane Barraud
07 février
- "L'interdisciplinarité: nouveau style de pensée à l'heure des Humanités 2.0" par Gloria Origgi
07 février
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
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Culture
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Le racisme dans la BD |
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| 21-02-2008 | |
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Les éditions suivantes auront beau corriger la bulle, édulcorer les traits colonialistes de l'aventure du petit reporter, on en parle encore aujourd'hui. Dans «Le lotus bleu», Tintin se convertit pourtant à l'antiracisme, sauvant la vie de Tchang, jeune Chinois persécuté par les «méchants» Blancs, qui devient son meilleur ami. «Tintin au Congo était une commande», rappelle Roger Gaillard, commissaire de l'exposition. Le Congo belge manquait d'expatriés pour ses infrastructures. L'album devait susciter des vocations, en vantant les belles vacances du reporter, chassant le gibier au milieu de Noirs enfantins, qu'il tire d'affaire. Les indigènes y parlent «petit nègre», alors même que les animaux communiquent en parfait français. L'expo bien documentée ne se penche pas seulement sur Hergé. Cinq «thèmes chauds» abordent sans tabou les stéréotypes sur les Juifs, les Asiatiques... Les aviez-vous repérés dans Lucky Lucke ou Blake et Mortimer? «La bande dessinée véhicule les clichés de la société ambiante», explique Cuno Affolter, conservateur de la Bibliothèque municipale de Lausanne qui possède des milliers d'albums en prêt. Dans les années 1960, elle suit aussi le changement de regard, quand la bonne conscience colonialiste vole en éclats. Des auteurs s'inscrivent alors dans le militantisme. Le reportage BDRécemment apparaît la BD reportage en zone de conflit. «Le dessinateur moderne est habité d'un plus grand souci de qualité documentaire, une exigence due aux médias», constate Roger Gaillard. Les témoignages sont préférés à la fiction, dans un souci d'objectivité. Joe Sacco couvre le confit Israël-Palestine. Le récit de Persepolis révèle des points de friction entre sociétés différentes qui se côtoient. «La BD montre que les choses bougent et sont plus vivantes que les clichés.» L'impact des images véhiculées dans cet art est indéniable. «Quand j'étais petit, ma vision de l'Afrique était celle qu'Hergé dessinait, reconnaît Roger Gaillard. A l'inverse, la BD reportage d'aujourd'hui permet une prise de conscience. Les images frappent.» D'autant que le dessinateur a le pouvoir d'en produire là où l'appareil photo est interdit. La BD aurait-elle atteint sa maturité? «Aujourd'hui, les méchants commencent à être des talibans, constate Cuno Affolter. Ils sont barbus, un peu sauvages, d'apparence sale car ils vivent dehors.» Cliché suivant.
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Devant une classe de Congolais, Tintin lance: «Je vais vous parler aujourd'hui de votre patrie, la Belgique.» La réplique ultraconnue parue dans la version de «Tintin au Congo» de 1931 vaudra plus tard à Hergé le reproche d'être raciste.
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