Les éditions
Avril 2008
Agenda
- "Ouverture sur le monde" par Diane Barraud
07 février
- "L'interdisciplinarité: nouveau style de pensée à l'heure des Humanités 2.0" par Gloria Origgi
07 février
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
- Connaître Jung et son œuvre
18 février
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Edito
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Lausanne terre de théologie? |
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| 30-03-2008 | |
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L'Université de Lausanne ne se défera pas de la théologie à si bon marché.
Une théologie critique, attentive aux réalités humaines et sociales les plus difficiles et ouverte à la communication publique, a sa place dans une Université libre, plurielle, tolérante, capable de débattre en son sein des questions radicales, sans faux-fuyant. Elle rendra du même coup le meilleur service à l'Eglise et à ses membres en mettant à leur disposition une réflexion exigeante et ouverte. Etre théologien universitaire, c'est refuser tous les dogmatismes, les siens d'abord, mais non moins ceux des esprits enclos dans une vision étriquée de la vie et du monde. C'est s'exposer aux questions du public et au changement des paradigmes culturels. C'est participer aux interrogations sans fin de chercheurs jamais certains de trouver mais animés par la quête incessante et exigeante de la vérité. Maintenir vivantes la question de Dieu et des dieux et l'interrogation ultime au sujet du mystère de l'univers et de la vie, c'est garantir la pluralité et la vraie laïcité des sociétés, des sciences et des savoirs. La théologie a pour tâche de problématiser l'usage du mot «dieu» et de rendre palpable la querelle incessante des dieux et des idoles qui anime le temps présent. Solidaire de toute recherche libre et de tout savoir critique, elle ne cesse d'interroger radicalement la société sur les questions de vie et de mort, de mal radical, de justice, d'amour et d'espérance. L'Eglise protestante vaudoise rend donc le plus grand service à la Cité en défendant le maintien de la théologie au sein de l'Université de Lausanne et au sein du monde universitaire romand plus largement.
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Gommer d'un trait de plume des siècles de mémoire théologique, de discussion critique, de labeur interprétatif et de contribution au débat public (notamment dans le domaine de l'éthique), ce serait priver l'Université elle-même de sa puissance mémorielle et de sa capacité intégrative, et consacrer ainsi le principe trompeur et méprisant d'une Université scientiste et lisse.
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