Les éditions
Avril 2008
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12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
13 février
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18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
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18 février
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La colère de Céleste
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Les nouveaux péchés |
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| 30-03-2008 | |
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Coup de jeune sur le Vatican, qui vient de dépoussiérer la liste des péchés. Ainsi la consommation de drogues, la pollution ou l'injustice économique font désormais partie des fautes à confesser scrupuleusement. Rome faisant directement référence à la «mondialisation», à la «pollution» qui met la planète en danger, à «l'injustice économique» et aux «drogues» qui dévastent la jeunesse, ma foi, pourquoi pas? Ce sont là des mots tout droit sortis du vocabulaire magique d'aujourd'hui et, après tout, on ne voit pas pourquoi le journal télévisé aurait le monopole des expressions à la mode. Les nouveaux péchés établis par l'Eglise catholique ne sont pas bien méchants, en tout cas, car ils pointent du doigt des fautes davantage collectives qu'individuelles. Moi, par exemple, je n'aurais aucun mal à confesser que je pollue lorsque je conduis ma voiture, sachant que nous sommes des milliards dans ce cas. Une faute à ce point répandue, et portée par tant d'épaules à la fois, semble bien légère à un seul individu. Cela dit, avant d'inventer de nouvelles transgressions, je pense que le Vatican aurait déjà eu de quoi largement s'occuper avec les anciennes. Depuis près de cinquante ans, en Europe, la société ne cesse de faciliter la plupart des péchés capitaux. Cinq d'entre eux ont d'ailleurs fini par être légitimés, sinon encouragés: la luxure, la gourmandise, la paresse, l'envie, l'avarice. A quoi il faut ajouter la colère qui, ces dernières années, a été à son tour réhabilitée. D'un groupe ou de quelqu'un qui est révolté contre une injustice, on dit qu'il est en colère. Cela fait très chic. Et c'est ce qui explique que même moi, aimable Céleste, m'autorise de régulières colères dans «bonne nouvelle»...
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