Les éditions
Avril 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
Proposer un événement
Notre sondage
|
Suivez le guide
|
Les dieux égyptiens de passage à Martigny |
|
|
| 30-03-2008 | |||
|
L'exposition de la Fondation Gianadda retrace l'histoire du dialogue entre les Egyptiens et leurs dieux. Visite avec Marsha Hill
Pas moins de douze instituts en Europe, en Egypte et aux Etats-Unis ont participé à l'organisation de cet événement placé sous la gouverne de Marsha Hill, conservatrice du département d'égyptologie du Musée d'art métropolitain de New York. En montrant des statues fabriquées à diverses époques, «Offrandes aux dieux d'Egypte» retrace les étapes historiques du travail sculptural des Egyptiens. «La plupart des œuvres que vous voyez sont en métal. C'est ce matériau qui était le plus fréquemment utilisé pour créer les figurines placées ensuite dans les tombes et temples égyptiens», nous livre la conservatrice. Environ septante statues et statuettes en métaux précieux et alliage de cuivre sont exposées. La plus ancienne date de 2300 avant Jésus-Christ , la plus récente est de période romaine, c'est-à-dire environ 300 avant J.-C. «Outre les figurines richement habillées, représentant les dieux lors des cultes ou processions, les offrandes pouvaient être de plusieurs types: nourriture, plantes, sacrifices, bracelets et colliers miniatures.» Certains de ces bijoux en or et richement décorés sont aussi exposés. Parfois, les somptueuses parures portent encore des inscriptions rituelles. Elles permettent aux archéologues de comprendre le type de rite et l'endroit dans lequel l'offrande a été faite. Les dieux et autres personnages présents à Martigny racontent deux mille ans d'histoire cultuelle. «Il est exceptionnel de pouvoir retracer en une exposition toute l'évolution du culte égyptien», s'enthousiasme Marsha Hill. Jeune princesseLa religion égyptienne a subi des modifications importantes au cours de l'histoire. Les premiers cultes sont célébrés par les pharaons uniquement, qui intercèdent auprès des dieux à travers différents cultes et offrandes. Au fil du temps, la pratique se libéralise: c'est le peuple lui-même qui s'adresse aux dieux, en faisant fabriquer des effigies les représentant. A leur mort, Pharaon et nobles les font placer dans leur tombe avec des richesses de toutes sortes. Afin de faire des offrandes aux dieux, une fois en leur présence. Lors de la première moitié du premier millénaire avant Jésus-Christ, la maîtrise de l'art des métaux est à son apogée en Egypte. L'exposition en rend compte. Voyez cette représentation de la jeune princesse Sobeknakht qui berce son fils nouveau-né, c'est également une merveille. Buste nu, une caractéristique exceptionnelle, la jeune princesse qui allaite son fils a l'apparence d'une paysanne. Seul le collier autour de son cou et de son bébé, ainsi que l'inscription sur le socle indiquent son identité. «La délicate sculpture des jambes et la tendresse qui se dégage de la mère encore adolescente en font une statue très émouvante», commente Marsha Hill, qui explore ces trésors depuis près de trente ans. Parvenues du fond des âges, les divinités exposées à Martigny ont une histoire extraordinaire à nous raconter: celle du dialogue entre les hommes de l'Antiquité égyptienne avec leurs dieux. Les Egyptiens ont su retranscrire avec un extraordinaire talent ce lien à l'invisible.
En savoir plus
|
|||









Haut de la page