Les éditions
Mai 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Les Concerts des Quatre Saison
04 septembre
- Assemblée du Désert, le 5 septembre
05 septembre
- Le canon biblique, entre reconnaissance et condamnation
14 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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Je vais y réfléchir
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Une médecine qui joue à Dieu? |
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| 26-04-2008 | |
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On sait les avancées extraordinaires de la procréation médicalement assistée (PMA) depuis la naissance de Louise Brown, le premier bébé-éprouvette, à Londres en 1978, mais on n'est pas toujours conscient des enjeux éthiques qui y sont liés.
Le magazine américain «Time» dit ses préoccupations: «Aucun politicien ne souhaite se mettre entre un couple sans enfant et les médecins qui offrent une réponse à ses prières. Mais alors que la médecine redessine la carte de ce qui est possible en vue de procréer, les milieux sociaux disent leurs craintes à propos de vente d'ovules, de location d'utérus et du fait que des femmes pauvres soient exploitées pour aider des riches à avoir des enfants.» Du fait de la prohibition du don d'ovule chez nous, un «tourisme» de la PMA se tourne vers d'autres pays. Parce que la loi suisse ne permet pas de choisir parmi les embryons fécondés en laboratoire avant de les introduire dans l'utérus, un couple zurichois est allé récemment en Belgique où, grâce à un tel diagnostic précoce, on a implanté chez la mère un embryon qui, devenu un enfant, a donné des cellules qui ont permis de traiter la maladie grave de son frère aîné... Comment condamner ces parents d'avoir cherché à guérir celui-ci? Mais la question doit être discutée de l'«instrumentalisation» d'un enfant à naître au service d'un autre déjà né. Tout et n'importe quoi?Le sort des milliers d'embryons surnuméraires congelés dans l'azote; le tabou fragile sur le clonage dit reproductif... les questions difficiles ne manquent pas. Au fil des années, à l'intérêt intellectuel et professionnel pour ces domaines s'est mêlée de plus en plus une inquiétude. Je me rêve relativement éclairé, humaniste ouvert (protestant!), mais, à propos de ces avancées de la science et de la médecine, je souffre de la difficulté à tenir des positions, à éviter de glisser de proche en proche vers le «anything goes», selon l'expression américaine (tout est admissible, tout - et n'importe quoi - est possible). Or, avec d'autres, je suis convaincu que tout n'est pas acceptable, que nous sommes contraints, même contre notre envie d'ouverture, de mettre des limites. Il convient de rechercher avec attention les justes milieux: définir ce qui est éthiquement et juridiquement acceptable, au sens de nos valeurs, sans brimer indûment la recherche, mais sans pour autant laisser entreprendre n'importe quoi.
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Concrètement, la question est posée de savoir jusqu'où nous pouvons «jouer à Dieu». Avec la PMA, il est envisageable que jusqu'à cinq personnes puissent prétendre être parents d'un nouveau-né: une femme donneuse d'ovule, un homme donneur de sperme, les deux parents sociaux (qui vont l'élever mais n'ont pas fourni les cellules germinales) et enfin une mère porteuse (qui a loué son utérus pour y faire grandir l'enfant).
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