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Juin 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Actualité
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L'appel tragique des chrétiens d'Irak |
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| 23-05-2008 | |||
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Page 1 sur 2 La minorité chrétienne est menacée de mort. Reportage auprès de réfugiés en fuite en Syrie
«J'ai été menacée à de nombreuses reprises en Irak, mais comme je refusais de partir, mon salon de coiffure a été incendié, et la voiture de mon mari, qui est chauffeur, a été volée, témoigne Cayran, une orthodoxe arménienne. Alors nous avons tout abandonné et fui en Syrie.» Des réfugiés chrétiens d'Irak ont raconté leur calvaire à des représentants d'Eglises du monde entier, en avril dernier à Damas en Syrie. Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), s'y trouvait avec des responsables d'Eglises d'Europe, des Etats-Unis et du Moyen-Orient. Récits d'incroyable souffrance en Irak. Le traumatisme des enfants, tout d'abord. Le fils de Cayran ne parle plus normalement depuis qu'il a échappé de justesse à un enlèvement. «Nous avions même peur d'aller à l'église parce que des gens y ont été enlevés», ajoute Samira, une réfugiée orthodoxe. Un jour, elle faisait ses courses avec sa fille: «Trois hommes armés nous ont arrêtées. Ils ont bousculé ma fille et ont demandé pourquoi elle était dans la rue sans voile. Depuis lors, elle n'a plus osé quitter la maison et a abandonné ses études.» 15 minutes pour fuir«Soit vous partez dans les 15 minutes, soit nous vous tuons.» Munir, un chrétien calviniste de Bagdad, a été menacé ainsi. Par précaution, sa famille s'est rendue dans l'appartement d'un proche, et a attendu. Alors, une bande armée est arrivée. «Ils ont violé nos femmes, et même ma mère de 80 ans a été battue.» La famille est partie «immédiatement, sans même prendre des vêtements de rechange», vendant l'appartement au quart de sa valeur. Aram, membre de l'Eglise orthodoxe arménienne à Bagdad, ajoute: «Ma femme et moi connaissions des chrétiens qui ont été tués. Comme nos numéros de téléphone étaient enregistrés sur leurs portables, les meurtriers nous ont appelés et menacés.» Appartenir à une minorité religieuse en Irak est dangereux. «Ces groupes paient le prix de la guerre, explique un participant, parce qu'ils sont soupçonnés d'être des traîtres, bien qu'ils partagent le pain avec leurs frères musulmans depuis des siècles.» La vie en Syrie n'est pas facile non plus. Les ressources que les réfugiés ont pu emporter s'épuisent. L'arrivée d'un million et demi d'Irakiens en fuite pèse sur l'économie syrienne. Les prix des produits alimentaires et du logement s'envolent, les emplois se font rares. Beaucoup de réfugiés se sentent lâchés par la communauté internationale. Les ambassades occidentales rejettent systématiquement les demandes de visa. «Nos jeunes femmes doivent-elles rentrer et être violées avant qu'on leur donne la permission de partir?» lance un homme en colère.
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