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Le Centre social protestant reprend confiance |
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| 23-05-2008 | |||
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Une analyse de l'institution lui donne des pistes pour s'en sortir.Le président du comité Bernard Borel s'en va. Explications
Le Centre social protestant vaudois (CSP) se bat pour sa survie. Un rapport d'analyse de l'institution, commandé à l'IDHEAP, vient d'être rendu. Il ne cache pas encore deux ans difficiles avant de voir le bout du tunnel. Mais cet objectif est atteignable moyennant «de prendre le taureau par les cornes» de toute urgence, souligne son auteur, le professeur Peter Knoepfel. C'est dans ce contexte que Bernard Borel, président du Comité du CSP, a annoncé sa démission pour ce mois de juin, se disant épuisé par deux ans de combat bénévole. «J'ose partir maintenant, parce que nous sommes dans une meilleure situation, nous explique-t-il. Je souhaitais le faire l'automne dernier, mais je ne pouvais pas lâcher la barque avec un problème de budget à résoudre. Maintenant, nous avons une ligne directrice tracée qui va dans le bon sens, nous connaissons le problème structurel à résoudre, qui confirme l'essentiel de ce que le Comité a fait. Un des capitaines peut s'en aller car l'autre - la directrice - est solide. Mais si on ne mène pas les changements requis, là le bateau coulera.» Des pistes concrètesTrois points forts ressortent du rapport rédigé par l'IDHEAP. «Tout d'abord, c'est la situation extérieure au CSP qui le fragilise, commente Bernard Borel. Il est plus difficile de trouver des donateurs. Quant à ceux qui subventionnent, ils exigent des contrats de prestations. Ce sont ces changements qui ont créé la crise.» Autre point à signaler, le système participatif cher au CSP n'est pas remis en question. «Il doit être canalisé», souligne Bernard Borel. En gros, «l'équipe» du personnel ne peut pas s'exprimer sur tout, mais doit avoir un rôle valorisé pour éviter un «pouvoir de l'ombre». Enfin, dernière surprise, certaines prestations du CSP ne sont pas assez mises en évidence, donc oubliées des subventions. «Il faut mieux valoriser ce qui est fait, le montrer avec des chiffres», explique le président sortant dont le successeur n'est pas encore connu. Avec sept pistes applicables concrètement, le rapport a de quoi rassurer les donateurs: le CSP est équipé pour sortir de la crise.
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