Les éditions
Juin 2008
Voyage
En Syrie Du 10 au 19 septembre 2010
Damas – Bosra – Maaloula – Palmyre – Alep – Saint-Siméon – l’Euphrate
Agenda
- Retraite œcuménique selon les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola
30 juillet
- Danse et nature
31 juillet
- Atelier d'écriture créative
21 août
- Vocation : porte-parole
03 septembre
- Soirée à thème
27 septembre
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Notre sondage
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La colère de Céleste
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Rendez-nous les accents! |
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| 23-05-2008 | |
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Christian Constantin, le pétulant président du FC Sion, serait-il le dernier individu sur terre à avoir l'accent valaisan? C'est ce que je me suis demandé en rentrant d'une virée en Valais, où j'ai discuté avec quelques Valaisans qui parlaient quasiment comme on parle désormais un peu partout: sans la moindre musique. Où sont donc passés les accents? Seuls les Québécois, à ce qu'il semble, tiennent encore à garder le leur. La plupart des Vaudois, des Valaisans, des Fribourgeois, des Genevois, des Neuchâtelois et des Jurassiens, eux, s'expriment désormais de la même façon que le personnel de la radio et de la télévision romandes. C'est-à-dire là où il convient de parler aussi mal que sur les chaînes françaises en disant «ekcétéra», en plaçant «effectivement», «gérer», «optimiser» ou «dangerosité» dans presque toutes les phrases et, accessoirement, en donnant des nouvelles de la «Fronce» plutôt que de la France. Le parler de chez soi, sonore, clair et si retentissant, a longtemps été un bagage offrant d'adorables voyages. Or on ne voyage plus, à présent, vu que le français aseptisé, maniéré et techno-commercial en vogue ne mène nulle part. L'âme d'un peuple se niche dans ses mots. Quel peuple a-t-il encore une âme? Bah! Peut-être encore celui du nord de la France, dont le parler populaire triomphe joyeusement depuis des mois grâce à «Bienvenue chez les Ch'tis». La comédie de Dany Boon, avec son chant couleur locale, a d'ailleurs écrabouillé toutes les superproductions américaines du moment. Pour le péquenot d'aujourd'hui, qui croit devoir parler en patois américanoïdo-branché, il y aurait là de quoi méditer.
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