Menu Contenu
Cedres_Formation_bouton

Publicité

Soutenez votre Eglise
E-mail
Vie de l'Eglise
«L'Eglise doit se faire entendre» Version imprimable Suggérer par mail
23-05-2008

Les protestants vaudois ont leur nouveau responsable de la communication

kocher_christophe Christophe Kocher: «Adapter notre communication au public.»

Photo : bn 

 

Un profil original. Christophe Kocher est au bénéfice d'une formation pastorale et d'un MBA (Master of Business and Administration) en communication et marketing. Il a été pasteur à Neuchâtel et a travaillé comme consultant dans le secteur privé. Interview.

Pourquoi l'Eglise veut-elle communiquer?
Christophe Kocher: La communication est aujourd'hui fondamentale pour toute organisation. Les défis ont changé, la vie ne se passe plus seulement au niveau local, il faut aussi communiquer au niveau global. Il existe aussi une plus grande diversité dans le domaine religieux. Le défi pour l'Eglise dans une société mouvante est de se faire entendre, ce qui allait jadis de soi. Tandis que les gens venaient vers nous, nous devons aujourd'hui aller vers eux. Cela nécessite d'adapter notre communication aux publics à atteindre. Pour de meilleures synergies, l'Eglise a réuni ses organes d'information dans un ensemble que je vais coordonner.

Concrètement?
Je vais d'abord m'atteler à tisser le plus grand nombre de liens. Non seulement à l'externe, avec la presse, mais aussi à l'interne, avec les régions, les paroisses. Je veux aussi être au service de la base. L'information doit circuler dans les deux sens. Il faut un dialogue entre ceux qui portent l'institution et ceux qui sont sur le terrain. Un défi protestant est d'articuler le local et le global.

Avec votre double formation, êtes-vous d'abord pasteur ou manager?
Les deux. C'est une richesse de connaître l'Eglise de l'intérieur et de se sentir impliqué le plus possible. Je connais rapidement les enjeux des débats, sans être dépaysé. Pasteur, on le reste toujours un peu. Mon autre formation m'offre des outils importants. Certains voient l'Eglise comme une entreprise. D'autres rejettent toute méthode de management comme le diable. Je me situe entre deux. Avec sa mission et sa culture particulières, l'Eglise n'est pas un organisme comme un autre. Mais il ne faut pas diaboliser une boîte à outils à disposition. Les outils du manager doivent rester au service de la mission de l'Eglise. Même l'apôtre Paul a utilisé les méthodes de communication de son époque. Il a surtout fait preuve de bon sens et de sensibilité humaine. Il n'existe pas de recette toute faite.

  • G.D.