Les éditions
Juillet - août 2008
Agenda
- "Ouverture sur le monde" par Diane Barraud
07 février
- "L'interdisciplinarité: nouveau style de pensée à l'heure des Humanités 2.0" par Gloria Origgi
07 février
- Concert baroque
12 février
- "Anton Bruckner, le ménestrel de Dieu" par René Spalinger
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- Connaître Jung et son œuvre
18 février
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Edito
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De Conques à Moissac |
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| 27-06-2008 | |
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Pour plusieurs d'entre vous, l'évocation de ces deux noms résonne en termes de pas et de partage: des instants de bonheur, des images, des souvenirs, une envie, peut-être, de repartir... Il s'agit bien d'une partie du chemin de Saint-Jacques, reliant deux lieux de haute spiritualité qu'incarnent les portails romans exceptionnels de foi et de beauté de leur abbatiale. Insuffisamment entraînée pour pouvoir effectuer à pied ce chemin avec mes amis proches qui le vivent d'étapes en gîtes, j'ai cependant ressenti plein d'impressions contrastées, étonnées et heureuses en les y accompagnant chaque jour. Tout vit, respire, s'élabore pour et autour du pèlerin. Son accueil en premier, qu'il soit couvert de sueur ou trempé de pluie, que ses souliers soient boueux ou gris de poussière. II est le bienvenu, une boisson l'attend et la porte s'ouvre, simple et fraternelle... Avant qu'il ne passe au rituel du soin qui soulage la fatigue et guérit les plaies! Cette qualité première de saluer l'autre, de l'accueillir avec gentillesse, se partage bien au-delà des seuls gîtes et sentiers! Comme pour ses frères pèlerins, peu importent son statut social ou sa religion. Ce qui est partagé, c'est le chemin, sa beauté, sa difficulté, ses moments de joie sereine comme de peur et de solitude, son itinéraire et, lorsque l'on se connaît à peine mieux, ce qui nous a mis en chemin, ce que l'on attend, espère, le défi que l'on s'est lancé, la force de sa foi. Ces temps de partage, comme autour du repas commun du soir, sont d'autant nécessaires que souvent l'on désire marcher seul, un autre compagnon en point de mire ou nous suivant à quelque distance. Les églises rencontrées au détour de la route sont autant de lieux de respiration tant spirituelle que physique: elles fixent nos souvenirs et gardent nos prières. Des pèlerins se retrouveront deux ou trois étapes plus loin avant de se quitter parce que l'un s'arrête là alors que l'autre espère rejoindre la frontière espagnole, voire le bout du chemin. Reste le partage, l'entraide réelle vécue et ce sentiment d'avoir, pendant quelques semaines, été un de ceux qui, depuis des siècles, vivent et font vibrer le pèlerinage de Compostelle. A chacun de vous, sur quelque chemin que vous marchiez, très bon été.
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