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| 27-06-2008 | |||
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L'historien Jean-François Mayer explore le foisonnement des sites religieux sur le web
«Qui est Dieu?»: cette question est la plus tapée dans le moteur de recherche Google en 2007. Avec plus d'un million de sites et de blogs religieux actifs, la Toile offre un véritable supermarché de la spiritualité: s'y retrouvent sur un pied d'égalité les grandes religions de l'humanité, les courants religieux contemporains mais aussi une ribambelle de sectes et de mouvements minuscules. L'historien fribourgeois Jean-François Mayer décrypte cet étonnant champ religieux virtuel dans son dernier livre, «Internet et religion». Allumer des cierges virtuels d'un clic de souris, prier devant son écran d'ordinateur, voir en permanence le Mur des lamentations à Jérusalem grâce à une webcam, émettre des cyberfatwas, se convertir en ligne ou faire ses dévotions sur un site hindou: tout cela est possible sur internet. Dans le foisonnement des sites et des blogs religieux et spirituels, il est difficile de s'y retrouver. Fin connaisseur des tendances religieuses contemporaines, créateur du site indépendant religioscope.org qui offre régulièrement des informations sur les religions dans le monde actuel, l'historien Jean-François Mayer a suivi de près la façon dont les grandes religions et les mouvements religieux se sont approprié les nouvelles technologies. Il analyse les stratégies déployées par les groupes religieux pour communiquer, réunir des assemblées virtuelles de fidèles, créer du lien entre des communautés, faire du prosélytisme et gagner des gens qu'on ne pouvait contacter auparavant. Il a suivi les outsiders qui deviennent acteurs au travers de blogs religieux et répondent à distance aux questions qui leur sont posées. Il observe l'apparition sur le Net d'une nouvelle «religiosité vagabonde et individualiste». Il relève le formidable impact de mouvements mineurs qui ont su bien utiliser le web, mais aussi l'efficacité redoutable de la critique de sectes, lancée par des gens isolés, qui peut amener des membres à quitter le groupe incriminé.
Jean-François Mayer, «Internet et religion», Ed. InFolio, 192 p., 26 fr. |
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