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Vie des gens
«Lausanne sans théologie, une rumeur infondée» Version imprimable Suggérer par mail
27-06-2008
 

Alors, vers quelle structure s'achemine-t-on?
La réalité est la suivante: nous avons trois petites Facultés de qualité, mais dans une situation qui rend difficile leur développement. Nous - les recteurs des trois universités concernées - voulons les mettre dans une meilleure position en réunissant leurs forces pour améliorer encore leur niveau scientifique et leur visibilité internationale. L'objectif n'est en aucun cas de faire des économies. L'idée est de mettre en commun des enseignements, voire d'en créer de nouveaux. Nous désirons améliorer l'offre en qualité et en quantité. Quant à la recherche, il faut l'organiser pour qu'elle se fasse dans les meilleures conditions possible. Pour ce qui est de la gouvernance, nous n'avons pas d'idée préconçue. Nous sommes dans une phase de travail. Nous avons donné mandat aux doyens d'examiner la question. Ils vont maintenant nous rendre leur rapport. Nous allons les écouter. Et écouter tous les acteurs, avec leurs espoirs et leurs craintes. Nous aurons, au plus tard en septembre, une vision de ce qu'il nous semblera utile de faire. Si cela implique des modifications de structure, les décisions seront prises par les instances prévues par la loi. Le rôle des recteurs est bien de proposer une piste.

Qu'attendez-vous de l'Eglise?
Nous sommes à l'écoute des attentes de la société. L'Eglise en fait partie. C'est aussi l'un des employeurs potentiels de certains de nos étudiants. Nous souhaitons que l'Eglise nous fasse part de ses attentes par rapport à la formation des étudiants. Qu'elle nous dise qu'elle a besoin de gens bien formés avec rigueur scientifique. Mais il est indispensable que l'université garde son indépendance par rapport à l'Eglise, comme par rapport au pouvoir politique. L'autonomie en matière d'enseignement et de recherche de l'université est essentielle à son succès.

  • G.D.

 

Vaud, vers une pénurie de pasteurs et de diacres?

Le Synode de l'Eglise protestante vaudoise, qui siégeait à Lavey-Village les 6 et 7 juin, a voté différentes résolutions permettant d'anticiper et d'envisager sereinement une pénurie de ministres. D'ici à 2020, un tiers de ses quelque 250 ministres sera à la retraite. Les vocations actuelles ne suffisent pas à assurer la relève.

L'une des nouveautés réside dans une implication systématique du nouvel office de ressources humaines dans les nominations. Concrètement, une assemblée paroissiale ne pourra élire qu'un ministre dont la candidature est agréée par cet office. La gestion globale permettra une répartition équitable des forces ministérielles dans le canton.

Des laïcs pourront être embauchés à des tâches non spécifiquement pastorales. Ainsi l'Eglise sera-elle en mesure de repourvoir ses postes.

En parallèle, le Synode insiste sur l'importance de poursuivre la promotion des professions de pasteur et de diacre. La diversité des tâches et la richesse des contacts humains de ces professions méritent d'être mieux connues.

  • bn