Juillet - août 2008
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18 février
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Cinéma
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Narnia est de retour |
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| 27-06-2008 | |||
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Un conte philosophique pour toute la famille
Après le succès du «Monde de Narnia», il y a trois ans, Walt Disney propose cet été «Le prince Caspian», nouvel épisode de la célèbre série pour jeunes de l'auteur chrétien irlandais C. S. Lewis. Sous ses allures de conte pour enfants, l'univers de Narnia pose les questions auxquelles la génération d'après-guerre a été confrontée: quand s'opposer par la force à un tyran? Comment justifier le recours à la violence durant la guerre? Comment faire pour que les combattants de la liberté ne se transforment pas en monstres? Un conte moral estival, donc, où chacun trouvera objet de réflexion. Le premier film de la saga, «Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique» avait attiré 430 000 spectateurs dans les salles suisses. Le second épisode lie aussi l'action à l'évocation de thèmes philosophiques et éthiques, jamais très éloignés du christianisme. Dans «Le prince Caspian», Lucy et ses frères ont grandi. Et dans le monde de Narnia, 1300 ans se sont écoulés entre-temps. Narnia est tombé sous le joug du mal. Le prince Caspian rappelle les enfants pour réinstaurer l'ancien royaume. Lucy, adolescente, compte sur un miracle des forces divines pour réaliser sa mission. Mais elle apprend que «rien n'arrive deux fois de la même manière». Entretenir, en tant qu'adulte, un tel espoir, ne peut constituer une option viable. Son frère Peter lui rappelle comment agit Aslan, le lion mythique: «Nous ne savons pas à quel moment il interviendra. Selon son bon vouloir - et non le nôtre. D'ici là, il attend de nous que nous fassions ce qui est en notre pouvoir.» Le monde de Narnia jouit d'une haute estime dans les pays anglo-saxons, y compris chez des théologiens anglicans. L'archevêque de Cantorbéry Rowan Williams a parlé de son «amour» pour Narnia. Quant à l'archevêque de New York John Sentamu, il a affirmé qu'en cas d'exil sur une île déserte, il emporterait avec lui, outre la Bible et les œuvres de Shakespeare, le «Monde de Narnia». Alors pour les vacances...
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