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Septembre 2008
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22 juin
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Edito
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Je fais, donc je suis? |
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| 22-08-2008 | |
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C'est reparti. Après un temps de pause estivale, les agendas se remplissent à nouveau à toute vitesse.
Celles et ceux qui ne sont pas en mesure de répondre à cette hyperactivité courent le risque de se trouver marginalisés ou, du moins, considérés comme des originaux. Et pour cause: l'individu doit faire ses preuves pour être et se sentir reconnu; il en est réduit à justifier son existence par ce qu'il produit et consomme. Bref, je fais, donc je suis; et plus j'en fais, mieux je suis. Mieux? Vraiment? Le poids de l'activisme s'avère tôt ou tard lourd à porter, tant pour l'individu que pour son entourage, et certains finissent par craquer. Probablement moins à cause d'une surcharge de travail que des attentes de reconnaissance qui motivent cet activisme. En effet, qui peut se contenter d'être ainsi identifié à une somme d'actions? Et que se passe-t-il lorsque notre sentiment inné de toute-puissance se trouve confronté à la maladie, à l'échec ou à la mort, qui reposent la question du sens? La Bible invite à découvrir une alternative à cette logique ambiante du «je fais, donc je suis», au surinvestissement de ses réussites ou de ses échecs, au surcroît de ses activités: donnée, la vie n'a pas besoin d'être produite; nommé, je suis délivré du souci de me faire un nom ou une renommée pour exister. En somme, je ne suis pas ce que je fais, mais c'est ce que je suis qui me permet de faire, de partager ce qui m'a été donné. De telles considérations ne changent, bien entendu, rien à notre agenda. Elles permettent néanmoins de porter un autre regard sur nos activités et de réévaluer régulièrement nos motivations. En un mot, de se poser et de se sentir porté.
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L'activisme caractérisant notre société n'épargne personne, pas plus les enfants que les retraités. Nous sommes tous overbookés de manière chronique.
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