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Septembre 2008
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Spiritualité
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L'aventure avec Dieu |
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| 22-08-2008 | |||
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A 91 ans, Hélène Guisan-Démétriadès continue d'approfondir sa foi, par une méditation matinale. Elle nous parle de ses livres
«Etre, c'est trouver Dieu en soi.» Voilà le genre d'affirmations directes et profondes que le lecteur trouve dans les livres d'Hélène Guisan-Démétriadès. Arrivée en Suisse en 1922, pour trois mois, au moment de l'exode des Grecs de Turquie, Hélène Guisan-Démétriadès y est restée pour la vie. Une vie dont elle parle avec chaleur et dont elle relate les péripéties avec talent: les traductions de textes grecs anciens, notamment Eschyle, le mariage avec l'homme politique vaudois Louis Guisan... «A l'âge de 25 ans, à la suite d'une longue recherche, j'avais trouvé une vraie foi, mais elle ne m'aidait pas à vivre», raconte Hélène devant un café... grec. «A Caux, j'ai trouvé la méthode du silence pour écouter la voix intérieure, ce quelque chose qui vient de nous-mêmes et d'au-delà de nous-mêmes. Cela a transformé ma vie. J'ai découvert qu'on ne peut changer le monde qu'en se changeant soi-même. Ce qui est à notre portée. Dieu peut transformer jour après jour notre cœur, mettre l'amour et le pardon à la place de la haine, la confiance à la place de l'angoisse, la paix dans l'insécurité de la vie.» Cette femme active a tenu durant quarante ans un journal de ses méditations matinales. «Les carnets du silence» en rassemblent des extraits qui montrent la tension entre sa volonté de réaliser une œuvre littéraire et celle de s'en remettre complètement au plan de Dieu. «Ce livre les aide à vivre»«Des lecteurs m'ont dit le garder comme un livre de chevet qui les aide à vivre», explique la vieille dame très digne. «La tierce présence», ouvrage qui a obtenu un prix de l'Académie française en 1995, «raconte les moments privilégiés où j'ai entendu la voix intérieure, et où je lui ai obéi». «Variations sur le verbe être», le livre le plus récent, rassemble des réflexions sur divers sujets. «Dans les titres, l'éditeur a mis en évidence les mots ‹présence›, ‹silence›, ‹être›. Cela montre de façon inattendue la continuité de ma recherche: la quête, dans le silence, d'une présence qui fonde l'être.» La foi est pour Hélène Guisan «le plus beau cadeau que nous puissions recevoir». Même si la vie est loin d'être facile: «Il y aura toujours la misère, la folie, le suicide, la maladie, la mort. Mais Dieu tire toujours le bien du mal. Il recycle éternellement le malheur pour en tirer une nouvelle vie. J'écris pour dire cela, pour donner ce que j'ai reçu de meilleur, pour dire merci pour ma vie.» Orthodoxe si ardente dans sa quête de Dieu, n'a-t-elle jamais envisagé d'entrer dans les ordres? «J'aime trop le monde, répond-elle en riant. J'aime l'écriture, l'art, la littérature, la nature...»
A lire: «La tierce présence», «Les carnets du silence» et «Variations sur le verbe être», Editions Ouverture, Le Mont-sur-Lausanne |
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