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Climat: les croyants d'un archipel du Pacifique menacé d'être englouti par la mer appellent à l'aide Version imprimable Suggérer par mail
09-09-2008

Tuvalu, l'un des plus petits pays du monde, disparaît lentement mais inexorablement sous les vagues de l'océan Pacifique. Les responsables du gouvernement, de l'opposition, de l'Eglise et du conseil municipal, tous veulent que le monde se joigne à eux pour sauver leur pays de 12'000 habitants.

«Ne nous abandonnez pas!», tel est l'appel lancé par l'Eglise chrétienne de Tuvalu. Le pasteur Tofina Falani, président de l'Eglise, affirme que son pays est «en première ligne des changements climatiques, et la preuve est là devant nos yeux.»

«Notre pays est peut-être petit - trois fois rien aux yeux d'un pays riche - mais je remercie Dieu, qui nous a donné ces petites îles pour en faire notre foyer.»

Il ajoute: «Il n'y a pas de mots pour expliquer cela, mais je suis vraiment reconnaissant envers Dieu pour ces 26 km2 et je ne veux pas être forcé par une autre puissance de quitter cet endroit.»

Des preuves visibles

Selon le pasteur Falani, les gens voient la preuve des changements climatiques: marées géantes, érosion des côtes, mares et étangs salés et «des étendues d'eau autrefois douce, où l'on pouvait voir le fond, mais qui sont désormais constituées d'eau sombre et salée».

Pour le pasteur, la montée du niveau des mers est due à l'accumulation des gaz à effet de serre qui résultent des activités humaines.

De récentes études de l'Université du Pacifique Sud indiquent qu'il reste 30 ans pour sauver l'archipel de l'engloutissement.

  • ProtestInfo