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La Caravane des femmes passe par Lausanne |
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| 29-09-2008 | |||
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Pour inciter à la paix, des femmes ont mené durant deux ans un étonnant périple
Une célébration œcuménique à la cathédrale aura lieu le 5 octobre à 18 heures pour saluer le passage à Lausanne de la Caravane des femmes pour la Paix. Pendant presque deux ans, des femmes se sont relayées pour inciter de façon concrète à la paix, au dialogue et à la réconciliation. Elles apporteront à la cathédrale la «bannière de la paix», un rouleau de 36 mètres de long, fait de toutes les créations textiles réalisées par des femmes de chaque pays traversé par la Caravane. Les femmes vaudoises y ajouteront leur propre création, témoignage de leurs propres efforts pour tisser la paix. Partie du Maroc en mai 2007, la Caravane a fait escale dans toutes les Eglises membres de la Cevaa, Communauté d'Eglises en mission, dans de nombreux pays d'Afrique, à Madagascar, à l'île Maurice et à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, mais aussi en Amérique latine. Ses pérégrinations prendront fin le 24 octobre prochain à Neuchâtel, où se tiendra l'assemblée générale de la Cevaa. Trop souvent, dans les situations de conflit, les femmes sont présentées comme des victimes impuissantes. La réalité est que, après les conflits, elles jouent un rôle de premier plan pour négocier et rétablir la paix. Comme l'a souligné l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, «les femmes, qui ne connaissent que trop le prix des conflits, sont aussi mieux équipées que les hommes pour les prévenir ou les régler». La Caravane poursuivra son périple suisse à Fribourg, où elle sera présente au marché le 11 octobre.
TerrEspoir, des producteurs en Suisse «Nous, producteurs biologiques, sommes des Petits Poucets en matière de production d'ananas, de papayes et de mangues», explique à Lausanne Félix Meutchieye, ingénieur agronome camerounais, partenaire de la Fondation TerrEspoir Suisse, lors d'une tournée dans le canton de Vaud avec une délégation de producteurs et sécheurs de fruits, invités par DM-échange et mission et Pain pour le prochain. A eux six, ils représentent 140 familles qui, grâce au soutien de TerrEspoir, exportent une partie de leur production vers la Suisse, à des prix stables et «équitables» (supérieurs au marché local). Chaque semaine, ce sont plus de trois tonnes de fruits frais TerrEspoir qui sont ainsi vendus sur les marchés romands et dans les réseaux de paroisses. A l'avenir, l'un des défis du partenariat Suisse-Cameroun sera d'accroître les tonnages de ventes des producteurs. Au Cameroun, les conditions de vie des paysans ne cessent de se détériorer. Cette année l'inflation a atteint 80% et il est difficile pour les petits producteurs de tenir le coup. «Les paysans n'ont pas voix au chapitre», expliquent d'une même voix les délégués. Ce n'est que dans des structures comme TerrEspoir qu'ils reçoivent un appui technique, logistique, associatif.
Rendez-vous
Dimanche 5 octobre, cathédrale de Lausanne:
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