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Calvin sans trop se fatiguer Version imprimable Suggérer par mail
30-09-2008

L'année de commémoration des 500 ans de la naissance du réformateur est lancée en novembre. Les ouvrages sur lui se multiplient. Notre sélection de publications à paraître, pour mieux connaître sa vie, sa théologie et son influence sur le monde d'aujourd'hui

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Une des cinquante illustrations du livre «Calvin sans trop se fatiguer».

Dessin : Mix & Remix 

 

«Sans trop se fatiguer», cela ne veut pas dire «sans se fatiguer du tout». Car si le livre de Christopher Elwood* qui porte ce titre est agrémenté d'illustrations fort amusantes de Mix et Remix, son contenu présente une certaine densité. Calvin, dont les 500 ans de la naissance seront célébrés en 2009, fut l'un des théologiens les plus notables de la Réforme.

On lui prête une influence sur des conceptions scientifiques, économiques et politiques du monde moderne. Souvent caricaturé comme un personnage sans humour, rigide et tyrannique, Calvin est un personnage complexe dont l'héritage s'est étendu bien au-delà de la seule réforme de l'Eglise.

Une vie mouvementée

Né à Noyon, en France, en 1509, Calvin sera contraint de passer la plus grande partie de sa vie hors de son pays d'origine. Il perd sa mère à l'âge de 5 ans. Son père destine d'abord son brillant rejeton à une carrière dans l'Eglise et l'envoie étudier à Paris. Puis il change d'avis et l'oriente vers l'étude du droit.

Calvin baigne alors dans le mouvement humaniste de la Renaissance. Considérant que le Moyen Age a été une ère de déclin, les tenants de ce courant novateur s'intéressent à faire revivre les valeurs de l'Antiquité.

A ce contact, Calvin commence à se distancier du catholicisme conservateur pour se rapprocher des idées de Martin Luther, un moine allemand, très critique contre la théologie et les pratiques de l'Eglise de son temps. L'idée centrale de Luther, à laquelle Calvin va adhérer par une «conversion soudaine», est que Dieu sauve, ou justifie, ceux qui croient en lui à travers l'œuvre de Jésus-Christ.

Ce salut n'est pas la récompense d'un effort entrepris soi-même pour être bon. Etre chrétien n'est pas d'abord une question liée à ce que l'on fait ou pas, il s'agit d'accepter ce que Dieu fait pour nous. Cette acceptation est la foi.

Fuyant les persécutions qui s'abattent sur les tenants de ces idées neuves, Calvin se rend à Bâle. Il a 26 ans et publie la première version de ce qui sera son œuvre majeure: l'«Institution de la religion chrétienne». En 1536, après diverses péripéties, il arrive à Genève, une jeune république indépendante qui vient d'adopter la Réforme. Il y rencontre Guillaume Farel, de vingt ans son aîné.