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Octobre 2008
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18 février
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Spiritualité
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Le phénomène «Lytta» |
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| 30-09-2008 | |
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«J'ai suivi nombre de ses cours. Jamais je n'ai ressenti le moindre racolage de sa part», poursuit le ministre, qui voit dans le phénomène «Lytta» un défi lancé à l'Eglise: «Tout à coup, des gens peu familiers des Eglises découvrent que ces vieux textes, ça les nourrit... Quant au phénomène de mode, au filon qu'elle exploiterait, il faut voir de quoi on parle! Son thème central, la souffrance, est le fruit d'un long travail sur elle-même, d'années d'expérience dans l'accompagnement spirituel dans une paroisse.» Un sillon explicité dans sa thèse de doctorat, «Le pardon originel». Gabriel de Montmollin, directeur de Labor et Fides, son éditeur, se souvient: «Comme c'est l'usage, on avait tiré sa thèse à 800 exemplaires. On a dû la rééditer à plusieurs reprises. Cinq milles exemplaires, pour une thèse, c'est du jamais vu.» Des idées engagéesPour l'homme d'édition, les best-sellers de Lytta Basset reposent sur son rapport d'engagement face à son œuvre: «Il faut au préalable un propos structuré, ce qui est indéniablement le cas. Mais encore faut-il accompagner ce propos. Lytta Basset vit ce qu'elle dit et dit ce qu'elle vit. Du coup, c'est naturel pour elle de s'investir dans les dédicaces, les conférences et d'être présente en divers lieux.» Lytta Basset s'adresse au cœur des gens, aux parties asphyxiées de leur être. Pour Gabriel de Montmollin, sa force est «de les rejoindre dans leurs préoccupations avec des réponses exigeantes, puisées dans la Bible et l'Evangile, réponses qu'elle réussit à communiquer d'une façon simple.» Olivianne, sœur cadette d'Emilie, qui a pris part à deux sessions de cours publics donnés par la théologienne, confirme: «Cela m'a permis de réfléchir autrement sur la Bible. De dépasser le plafond des réponses apportées par les différentes Eglises que j'ai fréquentées.» Spécialiste du religieux au journal «Le Temps», Patricia Briel pense que Lytta Basset éclate les cadres, qu'elle ne peut plus être confinée à une institution: «Elle s'inscrit parmi les réponses données à une société en pleine effervescence spirituelle. Sa réussite tient à la transformation qu'elle a su opérer en faisant, comme elle le dit, ‹de la théologie un outil de connaissance de soi, même pour les non-croyants.» Jocelyne s'interroge: «Lytta Basset serait-elle apôtre malgré elle d'une Eglise postinstitution, d'une sorte d'Eglise liquide, selon la thèse de certains théologiens anglo-saxons?»
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