Octobre 2008
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18 février
- Conférence du Fr. Enzo Bianchi (monastère de Bose, Italie)
18 février
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Panorama
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Reportage en territoire occupé |
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| 30-09-2008 | |||
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Le photographe et observateur des droits de l'homme neuchâtelois Marc Juillard témoigne, avec des photos bouleversantes, de son expérience en Palestine-Israël
Le photographe neuchâtelois Marc Juillard a passé l'automne 2007 comme observateur des droits de l'homme en Palestine-Israël pour le compte de l'organisation Peace Watch Switzerland, dans le cadre d'un programme du Conseil œcuménique des Eglises. Il en a rapporté un reportage sur la violence sourde subie au quotidien par deux millions et demi de personnes dans les territoires occupés. Photographe pour le Musée cantonal d'archéologie, à Neuchâtel, et aussi détenteur d'un certificat en droits de l'homme, Marc Juillard a pris sur ses vacances pour participer à ce programme. Le reportage qu'il en a tiré a donné lieu à une exposition qui circule en Suisse et en Allemagne. Nous en présentons une partie avec ses commentaires. «Ce programme d'aide aux Palestiniens et aux organisations de paix israéliennes est bien conçu et efficace. L'une de nos missions était d'aller constater que les check-points étaient ouverts pour que les gens puissent sortir des villes et y entrer, notamment des étudiants qui vont à l'Université de Naplouse, ou en reviennent. Cela permet d'observer les relations entre les gens.» «Ce qui frappe le plus, dans une situation d'occupation, c'est le mépris. L'occupation donne une force incroyable, c'est une forme très violente de cohabitation. Toute colonisation, à la base, a besoin d'une forme de xénophobie et de racisme pour pouvoir se réaliser. Vous ne pouvez pas agir ainsi si vous considérez l'autre comme votre égal. Ce mépris à l'encontre des Palestiniens se traduit par une violence verbale ou gestuelle.» «Comme être humain, cela vous choque. Nous avons pu aider quelques personnes ici et là, mais nous n'avons rien changé dans le fond. Je n'ai pas fait d'images choquantes, mais des images du quotidien. Le plus beau compliment qu'on m'ait fait pour ces photos est de me dire: ‹Merci, je ne savais pas.› Cela correspond à ce que les gens de là-bas me demandaient surtout: ‹Témoignez simplement de ce que vous avez vu.»
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