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Les protestants préparent la relève Version imprimable Suggérer par mail
24-10-2008

Cinq pasteurs et diacres consacrés ou agrégés

Bienvenue au culte de consécration des nouveaux ministres, samedi 8 novembre à 10h30, à la cathédrale de Lausanne. Présentations

Sébastien Berney, diacre, agrégé, 33 ans

berney«Pour moi, être diacre, c'est avant tout aller à la rencontre de l'autre, tout en ayant un message à apporter.» Sébastien Berney, né à Berne, a étudié la théologie à Neuchâtel avant de s'engager dans l'Eglise protestante fribourgeoise. Pour ce diacre, l'Eglise a besoin de sortir de ses frontières pour aller vers des gens qui sont dans les marges.

Ministère auprès des jeunes, qui ne sont pas forcément dans l'Eglise, et ministère de rue, pour aller «à la rencontre des écorchés de la société», telles sont les deux facettes de son engagement:

«Je crois pouvoir leur apporter de l'écoute, de l'accompagnement, et si j'en ai la force un peu de l'amour de Dieu, explique-t-il avec calme. Dans un ministère de jeunesse et de rue, il faut d'abord montrer un aspect humain qui dit à l'autre: ‹Je ne suis pas meilleur que toi, j'ai quelque chose à partager avec toi.› Dieu nous aime comme nous sommes, il nous pardonne, malgré nos fautes, grâce à son amour et à son pardon, nous pouvons trouver un sens à notre existence.»

Margaret Agassis, diacre, consacrée, 51 ans

agassisLa joie et la fidélité, deux mots qui comptent pour cette diacre de 51 ans. Née à Chavornay, elle y a fait ses écoles, s'y est mariée et y est engagée depuis longtemps dans la paroisse. Mère de trois enfants, elle s'inscrit au séminaire de culture théologique, dont le titre, «Comprendre ce que je crois», a retenu son attention.

Divers stages s'ensuivent et aujourd'hui, une activité en paroisse. «Depuis toute jeune, j'ai eu à cœur de partager l'Evangile, d'abord avec les enfants, puis le catéchisme, dans le Conseil de ma paroisse. C'est vraiment une joie imprenable.»

«Avec les enfants, nous avons beaucoup chanté, et j'ai su par la suite que cela avait beaucoup compté pour eux. C'est ce que j'ai envie de transmettre. La joie. Je crois à la force de l'Evangile, qui transforme la vie de ceux qui y ont accès. Jésus nous donne de la force face à la peur. Impulsivement, nous rendrions le mal pour le mal. Son message nous invite à réfléchir et à répondre autrement. Avec le pardon, l'Evangile montre une autre manière de vie. Il transforme notre vie.»

Armi Hilden, diacre, consacrée, 50 ans

hilden Armi a quitté la Finlande, où elle avait suivi une formation bancaire, il y a trente ans. Venue en Suisse parfaire son français, elle y est restée. «Aussi loin que je me souvienne, toute petite, j'ai eu la foi et j'ai cru en Dieu, bien que je sois issue d'une famille athée», raconte-t-elle.

Devenue mère, elle participe aux activités paroissiales, comme bénévole. «A un moment donné, il a fallu que je prenne la décision de continuer à travailler ailleurs en donnant un peu de mon temps, ou que je réoriente ma vie pour faire ce que j'aimais faire.»

Il y a douze ans, elle a réorienté sa carrière. La diacre a les pieds sur terre. «La vie est ce qu'elle est, pas besoin de faire un dessin. La foi permet de tenir le coup. Savoir que quelqu'un d'autre veille, cela fait du bien, c'est essentiel. J'aime accompagner. J'ai une bonne nouvelle à raconter, et j'aime la transmettre. Surtout aux enfants. Je leur offre un espace où ils auront rencontré Dieu et pris du plaisir à cette rencontre. Ils le garderont toujours avec eux, et pourront y revenir.»

Beat Hofmann, pasteur, agrégé, 46 ans

hofmann Beat a grandi à Berne, fils et petit-fils de boulanger. «La foi chrétienne s'est transmise par mes parents et mon pasteur», se souvient-il. Un intérêt qui lui fait entreprendre des études de théologie, d'abord à Berne, puis à Heidelberg en Allemagne, puis à Bâle.

«La vocation est importante, car elle aide à passer les moments difficiles de la vie d'un ministre et à tenir.» Après dix ans de travail en paroisse à Berne, il part pour quatre mois sabbatiques à Montpellier, «par intérêt pour la théologie francophone.»

Et quelques années plus tard, nouveau cap, la Suisse romande. «Nous nous y plaisons, mais il me reste un joli accent», poursuit en riant ce père de trois enfants. Pasteur de la paroisse de langue allemande dans l'est du canton, Beat apprécie la rencontre avec les gens, de tous âges et de toutes conditions.

«C'est intéressant de les accompagner, de partager avec eux la joie et le deuil et d'être aussi témoin du Christ dans la prédication, de donner de l'espérance aux gens aujourd'hui, une espérance dans cette vie et au-delà.»

Eva Tobler, pasteure, consacrée, 52 ans

tobler Après avoir étudié la théologie et la littérature allemande à Zurich, Eva écrit une thèse de doctorat sur l'Evangile de Jean, mène des recherches universitaires, enseigne au gymnase. Lorsque son mari obtient un poste dans le canton de Vaud, elle fait un stage dans une paroisse du Gros-de-Vaud, puis rejoint la paroisse de langue allemande de Lausanne.

«Depuis toute jeune, je suis une personne religieuse. Je n'ai jamais remis en cause ma foi. En revanche, je me suis toujours interrogée pour savoir comment la vivre. Fallait-il la vivre personnellement? Ou m'engager dans une paroisse?»

L'enseignement lui a donné une expérience utile. «Les adolescents se posent des questions. Ils ont une spiritualité vive. Mais ils n'aiment pas en parler. Des cours de littérature sont une bonne plateforme.»

Ce qu'elle souhaite apporter? «Nous ne pouvons fuir le fait que notre vie se termine un jour. C'est de là que part le témoignage du Christ. Notre joie de vivre s'enracine dans le fait que nous pouvons nous en remettre à Dieu, nous y abandonner, de façon très positive.» 

  • bn