| Mourir dans la dignité: appel à une contribution des Eglises |
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| 20-11-2008 | |
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Les Eglises devraient développer dans l'ensemble de la Suisse un réseau de bénévoles pour accompagner les malades graves et les personnes en fin de vie. Et participer au renforcement du réseau de soins palliatifs. L'appel a été lancé lors de la dernière Session de la commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses. Cette proposition a été émise le 12 novembre à Einsiedeln lors d'une rencontre organisée par la commission bioéthique de la Conférence des évêques suisses sur le thème: «Mourir dans la dignité - un défi pour l'Eglise». Mourir dans la dignité fait intégralement partie de la dignité humaine, est-il mentionné dans le document de présentation de la rencontre. Mais que signifie mourir dignement? Les ponts de vue sur cette question sont plus que jamais différents. Le terme de «propre mort» utilisé par les adeptes de l'aide au suicide est en fait une interprétation différente d'une notion qui est fondamentalement positive, a expliqué le théologien moral Eberhard Schockenhoff, de Fribourg en Allemagne. «Ne pas éjecter les mourants»La mort fait partie de la vie, lors du décès il ne s'agit rien d'autre que du plein accomplissement de sa propre vie. L'euthanasie active, selon le professeur allemand, est un manquement au principe de la «propre mort» de la personne. Dans le contexte des débats actuels autour de l'aide au suicide - «une façon de soustraire discrètement les mourants à la société» - Eberhard Schockenhoff met en garde contre le franchissement d'un seuil dans le domaine du suicide. «Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas d'une légalisation du suicide assisté, mais d'une promesse fiable de l'état de droit démocratique selon laquelle les mourants ne seront pas éjectés du milieu de la société». Un processus chez les mourantsCe que les mourants nous apprennent sur le bien et la dignité de la mort: tel a été le thème de l'intervention de Monika Renz, psychothérapeute, musico-thérapeute, théologienne et responsable de la psycho-oncologie à l'Hôpital cantonal de St-Gall. Elle a démontré, en se basant sur les résultats de recherches, que notre perception extérieure face aux mourants correspond peu avec ce que ceux-ci vivent en réalité. «Les mourants sont bien davantage que des corps fragmentés qui gisent à côté de nous. De façon invisible, il se passe une dernière purification, des adieux en profondeur et une nouvelle recherche d'identité». La notion de «mourir dans la dignité» est fatale pour les personnes atteintes d'une maladie grave et les mourants, du fait qu'elle est souvent mise en lien avec l'autonomie corporelle et le degré d'autodétermination possible. Ce lien entre dignité et capacité fonctionnelle entraîne une déviance du processus de décès. «Mourir en paix, selon mon expérience, est actuellement rendu difficile par une fausse compréhension de la dignité», affirme Monika Renz. La mort devenue affaire de
pouvoir
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