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Hélène Küng: «Les forces reçues quand on n'a plus de force» Version imprimable Suggérer par mail
27-11-2008

Hélène Küng, directrice du Centre social protestant, parle de son engagement, de sa vie, et de ce qui lui fait garder courage

 

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Hélène Küng: «Réussir, c'est réunir les compétences nécessaires pour résoudre un problème.» 

Photo : Hélène Tobler 


Vous dirigez le Centre social protestant (CSP) depuis bientôt deux ans, quelle est votre principale réussite à ce jour?
Hélène Küng: A diverses occasions, je suis arrivée à donner du CSP un reflet vrai et positif. J'ai le sentiment d'une réussite aussi à chaque fois que je peux consulter les bonnes personnes au bon moment, et réunir les compétences nécessaires pour résoudre un problème.

Que signifie Noël pour vous et pour le CSP?
Pour nous, c'est un temps où la détresse des personnes est plus aiguë, mais c'est aussi le moment de gestes de solidarité plus forts. Cet élan est important. Pour moi, j'apprécie de vivre Noël en famille. C'est l'occasion de revivre le fait que, contre tout espoir, un espace renaît, qu'il faut protéger comme une petite flamme. J'aime Noël. Il y a toujours des histoires liées à cette fête dans les livres que j'ai écrits.

Les devins annoncent une crise économique. Cela veut dire moins de donateurs, plus de demandes d'aide. Cette situation vous inquiète-t-elle?
Nous vivons déjà cette inquiétude au présent. Depuis des mois, les demandes augmentent et nos donateurs fidèles ne peuvent plus étendre leur soutien. Nous devons élargir le cercle de nos sponsors, au moment où la crise accentue une situation déjà préoccupante. C'est notre défi.

Nous aidons les gens à reprendre pied»

Les donateurs se soucient de ce que leur don soit utilisé de la manière la plus efficace possible. Quelle garantie leur apportez-vous?
La première, c'est la transparence de notre association: notre assemblée générale est publique, tout comme nos comptes et notre budget. Nous répondons aux questions sur les coûts des prestations, des salaires. Nous sommes clairs aussi sur le fait que notre recherche de fonds coûte. Nos coûts sont calculés au plus juste. Au CSP, les charges salariales représentent 82% du budget. C'est notre capital de compétences. Les gens viennent chez nous chercher ces compétences.

Si vous deviez mettre une note d'efficience au CSP...
Il faudrait faire une moyenne. Pour les compétences professionnelles, compte tenu qu'elles doivent être améliorées, je donne un 9,5 sur 10. Je donne la même note pour la perception des besoins, Point Fixe, la Fraternité, les programmes pour les jeunes, nous sommes dans la cible. Pour ce qui est de notre image et de son renouvellement, je donne un petit 6. Notre image est poussiéreuse en regard de la qualité de notre travail. Enfin, je donne 4 seulement pour l'adaptation de nos forces aux besoins du travail. Nous sommes sous-dotés, cela représente une souffrance pour nos employés.

Moyenne 7 et des poussières. Que manque-t-il pour avoir 10?
Nous devons trouver une meilleure adéquation entre ce que nous faisons et notre image. Et aussi entre ce que nous faisons et les forces nécessaires pour le réaliser. Notre personnel est orienté vers les usagers, les demandes sont là. Il est très difficile d'en faire moins.