Les éditions
Décembre 2008 - janvier 2009
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18 février
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18 février
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Coup de jeune
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Le trésor se cachait à la cathédrale |
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| 27-11-2008 | |||
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Ils s'appellent Joaquim, Valentin ou Ludovic. Avec plus de 700 autres enfants de 6 à 11 ans, ils se sont lancés sur les traces des hauts lieux du protestantisme vaudois
Peu avant 16 heures, samedi 1er novembre. La cathédrale est pleine à craquer. Le parterre de têtes blondes et brunes s'agite, les rangées de chaises commencent à gondoler, des vestes à voler. Tout devant, un sympathique cinquantenaire barbu parvient à captiver l'attention avec sa guitare et des chansons entraînantes. Sur l'écran géant, les bras des enfants s'agitent, c'est un peu Woodstock en miniature. Enfin, un long «chhhhhhhhhhhh» ramène les décibels au-dessous de 30 dans l'imposante nef. Le dernier groupe est arrivé. La cérémonie peut commencer. En robe noire, la pasteure Rosemarie Chopard dirige la célébration. Souriante, l'aumônier de l'enfance de l'Eglise protestante vaudoise demande aux enfants rassemblés à ses pieds de lui donner les trois clés pour ouvrir le coffre. «F», «O», «I», hurle successivement la foule enthousiaste. Et comme l'avait pressenti Joaquim, 8 ans, plus tôt dans la journée, c'est une bible qui sort du coffre. Chaque enfant recevra à la sortie un exemplaire de cette «Bible en jeux», une toute nouvelle édition pour enfants, lancée à cette occasion. Bible en braillePour trouver les trois clés, ils se sont levés au petit matin, aux quatre coins du canton. Sont montés dans l'un des vingt grands cars affrétés pour l'occasion. Certains sont partis sur les traces de Guillaume Farel à Aigle, premier prédicateur francophone de la réforme. A Gryon, ils ont pu voir la première bible traduite en français en 1535. D'autres ont visité l'église elliptique de Chêne-Pâquier, l'abbatiale de Payerne, touché une bible en braille à Saint-Légier. A Bussigny, l'ONG TerrEspoir faisait déguster des fruits exotiques produits de manière équitable. En tout, quatorze postes attendaient les groupes d'enfants, qui en voyaient au moins trois. Le parchemin truquéDébut d'après-midi, boulevard de Grancy à Lausanne. Les responsables du centre de documentation œcuménique Cidoc finissent une pâtisserie avant l'arrivée du troisième et dernier groupe de la journée. Les voilà, plus de cinquante, un petit sac jaune à la main, qui envahissent rapidement la salle d'accueil. Parmi eux, Valentin, Ludovic et son frère jumeau Maxime, 7 ans, et Céline, 6 ans et demi. Ils viennent de Rueyres. A leur côté, la maman de Céline les accompagne. Christiane Perrenoud, du Cidoc, annonce la projection d'un film - «Ouais!» - et une activité de chercheur - «Ah?». Assis par terre, les enfants ne se calment que pour écouter Jacques Perrenoud leur raconter l'histoire de Zachée, l'avide collecteur d'impôts. Ensuite, ils se mettent au travail dans la bibliothèque lumineuse du Cidoc: ils doivent déchiffrer un parchemin et le comparer à l'histoire qu'ils viennent d'entendre. Qu'est-ce qui ne colle pas? Réflexions, discussions. Et la foi?Dans le car qui mène ce groupe à la cathédrale - dernière étape, on chante, on boit un petit thé froid, on complète la dernière énigme. Ce qui leur plaît dans cette journée? «Etre en haut et devant dans le car», répond d'emblée Maxime. Pour Valentin, c'est d'avoir pu découvrir les trois clés. Quant à Ludovic, il est certain qu'il va aimer ouvrir le trésor. Un goûter les attend sur l'esplanade devant la cathédrale. «C'est beau, Lausanne!» s'écrie un petit bonhomme. Puis les jeunes s'en vont remplir petit à petit la grande nef austère de leur babillage, en attendant le début du grand final. La cérémonie terminée, chaque groupe suit son guide au chapeau et se hâte vers les cars. Tout le monde est pressé, le moment est mal choisi pour demander aux enfants une impression finale. Mais le lendemain, une maman de Forel-sur-Lucens raconte qu'avant de s'endormir son Léo de 8 ans lui a confié: «Tu sais, maman, je ne sais pas si je l'ai, la foi.»
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