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Dossier
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Religions en Suisse, les défis de la diversité |
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| 13-01-2009 | |||
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Page 1 sur 4 La situation religieuse de notre pays connaît un chamboulement profond. Le directeur de l’Observatoire des religions Joerg Stolz fait le point
«Tout change mais la religion, elle, ne change pas. Solide comme le roc, elle nous donne un aperçu de l’éternité.» Nous étions nombreux à croire au statut inébranlable de la foi, qui savait garder les valeurs intemporelles à travers les aléas du monde. Nous devons déchanter. Les religions vivent et bougent, en Suisse aussi. Joerg Stolz, professeur de sociologie des religions à l’Université de Lausanne, le montre dans un ouvrage à paraître en février. Une douzaine d’auteurs sous sa direction y dressent le portrait de la Suisse religieuse d’aujourd’hui. Une situation marquée principalement par l’explosion de la diversité. L’arrivée de sikhs, de bouddhistes, de nouveaux mouvements… La cause? Il y en a deux. La première est la mondialisation et, avec elle, l’immigration. Il est plus facile de voyager, le monde se réduit. Il devient normal de travailler dans un autre pays. Les flux migratoires provoquent une augmentation de la diversité religieuse. C’est valable partout, plus marqué encore dans les pays riches et dans les grandes villes. «Une deuxième raison est l’individualisation, observe Joerg Stolz. Les individus ont de plus en plus les moyens de faire leur choix seuls.» Contrairement à la situation qui prévalait il y a quelques décennies, les individus ont la possibilité et le devoir de choisir où ils vont habiter. Et aussi quel partenaire, quelle profession, quels loisirs, quel type de sexualité, quelle religion enfin ils préfèrent. Ce n’est plus ni la famille ni leur classe sociale qui choisit, mais eux-mêmes. «Dans le domaine religieux, les gens se voient comme des consommateurs libres, note le professeur. Ils refusent que quiconque leur dise ce qu’ils doivent croire ou pratiquer.» D’où la situation observée aujourd’hui où de plus en plus de personnes adoptent un mélange de croyances et de pratiques.
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