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Dossier
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Religions en Suisse, les défis de la diversité |
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| 13-01-2009 | |
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Page 4 sur 4 L’enseignement religieux à l’école s’élargit La diversité des religions en Suisse modifie l’enseignement scolaire.Un nouveau matériel, intitulé «Les religions en Suisse» et destiné aux élèves de 5e année (11-12 ans), a été présenté en décembre par les Editions Enbiro (enseignement biblique et interreligieux romand). Il concrétise un tournant qui s’est amorcé depuis une dizaine d’années. «Notre matériel pédagogique a pris un virage interreligieux pour s’adapter aux changements de la société et de l’école», explique Claude Schwab, président de l’association Enbiro. L’enseignement est aujourd’hui neutre confessionnellement. Il propose, dès la première année scolaire, une ouverture progressive à la diversité des religions en Suisse. Il s’agit d’apprendre aux jeunes leurs racines judéo-chrétiennes et à vivre dans un monde à la religiosité plurielle. Sur tout le parcours scolaire, la Bible n’est plus centrale, mais abordée dans un but culturel. Le nouveau matériel de 5e année scolaire s’inscrit dans la suite logique. Cet automne, les élèves n’étudieront plus l’Evangile de Luc, mais se pencheront sur le paysage religieux en Suisse. Graphiques et documents didactiques leur présenteront les plus importantes religions, dans le pays et les cantons romands. «Nous devons aussi tenir compte du groupe qui progresse le plus, à savoir celui des sans croyance, précise Sabine Girardet, l’une des responsables de la méthode. L’école a défini sa position: il lui appartient de transmettre des connaissances, non de dire ce à quoi il faut croire. La foi reste du domaine des Eglises.» Les enseignants accueillent avec soulagement cette ouverture interreligieuse. «Ils ont en face d’eux des classes hétérogènes. Ils sont contents de pouvoir répondre à leurs questions.» Les cantons francophones ont adopté le nouveau matériel, à l’exception de Genève et de Neuchâtel. Dans la ville de Farel, un «enseignement de cultures religieuses et humanistes» est intégré à l’histoire au secondaire seulement. Quant à celle de Calvin, laïcité oblige, on ne parle pas de religion à l’école. «Ce matériel, par son côté informatif, pourrait toutefois intéresser Genève», prévoit Claude Schwab. Le canton de Zurich, qui vient d’introduire un enseignement religieux non obligatoire, s’intéresse déjà au matériel romand.
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